« C'était une fausse bonne idée, mentionne le nouveau maire. En calculant les coûts d'achat, d'exploitation et de transformation, on en vient à la conclusion qu'il serait périlleux, pour ne pas dire dangereux financièrement pour notre arrondissement d'aller de l'avant avec ce projet. »
Selon les estimations de M. Croteau, l'achat du bâtiment et sa conversion en centre culturel nécessiterait plus de 14 M$, alors que le coût d'entretien annuel serait de l'ordre de 800 000 $. « Il faut ajouter à cela que l'église n'est pas en parfait état. On aurait dû refaire la toiture et la fenestration, ce qui aurait nous aurait coûté un autre million. On n'a pas cet argent-là et on ne mettra certainement pas en péril l'arrondissement pour ce projet », dit-il.
André Lavallée, ancien maire et porteur du projet, ne veut pas commenter la décision de la nouvelle administration en place. « Je ne jouerai pas à la belle-mère, dit-il. Ils sont en poste et ils prennent les décisions. Je me permettrai simplement de dire qu'il s'agissait d'un très beau projet rassembleur et que l'achat, la conversion et l'aménagement de cet endroit se seraient déroulés en plusieurs étapes. Il y avait un plan et des démarches à entreprendre en ce sens. Mais les élus ont décidé d'aller ailleurs et c'est leur décision. »
Centre culturel au métro Rosemont ?« C'était une fausse bonne idée » - - François W. Croteau, maire de Rosemont-La Petite-Patrie
Le maire Croteau opte donc pour l'étude de nouveaux scénarios visant à doter Rosemont–La Petite-Patrie d'un nouveau lieu d’expression artistique et culturelle.
« On veut un centre culturel qui permettra à nos artistes de performer et aussi de se rencontrer. On va maintenant travailler ensemble pour trouver un endroit adéquat, qui répond aux attentes des résidents de Rosemont et qui est financièrement viable. »
Le nouveau maire n'a pas voulu dire s'il avait déjà une idée de l'endroit possible pour aménager ce nouveau centre culturel, ni élaborer sur un échéancier. « Je vais laisser les gens de terrain faire leur travail », explique-t-il.
L'agente culturelle et responsable de la maison de la culture Rosemont-La Petite-Patrie, Monique Garneau, a quant à elle une idée bien arrêtée sur le sujet. « Les centres culturels qui fonctionnent bien sur l'île sont ceux qui voisinent les stations de métro. Pour moi, l'endroit idéal, c'est à côté du métro Rosemont. Je pense que c'est un scénario à considérer. »
