Des lignes d’autobus de tous les arrondissements de l’île de Montréal, exception faite de Rivière-des-Prairies, LaSalle et Verdun, ont été sillonnées par les membres du RAPLIQ. Des problèmes d’embarquement et de débarquement ont été nombreux sur leur passage. Ainsi, 11 rampes d’accès ne se sont pas déployées et 22 autobus n’ont pu prendre à leur bord les personnes en fauteuil roulant qui se présentaient à l’embarcadère. L’attente pour certains membres du RAPLIQ a également été très longue avant que ceux-ci puissent finalement entrer dans les véhicules.
« La STM dit que ses autobus sont accessibles aux personnes qui ont un handicap et qui se déplacent grâce à des fauteuils roulants. Mais, on le voit bien, ce n’est pas le cas. Par cette action, on veut démontrer que c’est souvent difficile, voire impossible, d’emprunter les services d’un autobus régulier. Pourtant, c’est un service auquel nous avons droit nous également. Cela fait des années qu’on rapporte le problème d’accessibilité à la STM et qu’il ne se passe rien », dit la présidente du RAPLIQ, Linda Gauthier.
Les membres du RAPLIQ ont fini leur journée à l’Hôtel de Ville de Montréal, devant les élus, leur demandant d’agir.
« On s’est fait répondre que la Ville de Montréal est la seule au Québec à avoir fait le choix politique de rendre accessible leurs autobus réguliers aux personnes handicapées. Ce n’est pas une bonne réponse; cela fait croire qu’on est ici pour demander un service, une fleur. Mais il faut savoir qu’il existe une loi provinciale qui oblige les services de transport municipaux à offrir les mêmes services à tous. C’est tout ce qu’on demande : avoir accès au service régulier de la STM, comme tous les usagers du transport en commun », laisse entendre Mme Gauthier.
Le RAPLIQ songe à faire appel à la Commission des droits de la personne « si rien ne change. »
Au moment de publier, la STM n’avait pas encore rappelé.
La STM se dit sensible à la situation
Du côté de la STM, on souligne être « très sensible à la situation », tout en expliquant faire des efforts constants pour améliorer le service.
« Il ne nous reste que 69 autobus sans rampe, dite classique, sur l’ensemble de notre flotte, qui compte 1680 véhicules. C’est moins de 4%. Les autres autobus ont tous des rampes : 40 % avec des rampes à l’arrière et 46% avec des rampes à l’avant. On reconnait qu’on a eu des problèmes avec le déploiement des rampes situées à l’arrière, mais depuis 2009, nous achetons que des autobus avec rampes à l’avant », dit la porte-parole Isabelle Tremblay.
Elle poursuit : « On doit aussi travailler avec le mobilier urbain présent sur les 209 lignes d’autobus, ce qui n’est pas toujours évident. Vous savez, on ne nie pas que ce n’est pas parfait, mais sachez qu’on est en constante amélioration et que l’on travaille avec les gens concernés pour améliorer les services. »

C'est scientifique Laurence