Les négociations sont donc beaucoup plus ardues que prévue entre les différents acteurs impliqués, à savoir le CP, la Ville de Montréal et les arrondissements Plateau Mont-Royal et Rosemont – La Petite-Patrie.
Un engagement avait pourtant été conclu au mois de mars dernier entre les trois partis, permettant ainsi de croire à l’aménager prochain d’un passage à niveau tout près du métro Rosemont, sur la rue Henri-Julien.
Cela aurait désenclavé le secteur Saint-Viateur Est et permis à des dizaines de piétons et travailleurs d’aller rejoindre en sécurité les installation de la Société de transport de Montréal. Il semble maintenant que plus rien ne soit certain dans ce dossier, alors que les acteurs locaux impliqués ont reçu, au mois de mai, une lettre émanant du CP et dans laquelle la compagnie ferroviaire évoquait des raisons de sécurité, justement, pour remettre en cause cette entente.
« Je n’ai pas été surpris par leur action, mais j’aurais souhaité qu’on poursuive les discussions, souligne Richard Ryan, conseiller du district Mile End. Là, les pourparlers sont au point mort et on ne sait pas quand ils reprendront. C’est dommage, parce que tout le secteur de Saint-Viateur se développe rapidement et qu’il faudra bien, de toute façon, trouver une façon d’assurer une traverse vers le métro Rosemont. »
Dans les dernières semaines, les trois partis politiques de la Ville de Montréal ont voté en faveur d’une motion réclamant une étude de faisabilité et d’implantation de passages piétonniers sécuritaires sur voies ferrées, de même que le dépôt du dossier devant l’Office des transports du Canada, pour fin de médiation. Ces deux éléments devraient culminer en décembre.
D’ici là, le CP continue de distribuer des contraventions à ceux qui traversent les voies ferrées tout près du métro Rosemont, au grand déplaisir du conseiller du Mile End. « Il faut que les gens du CP arrêtent de se mettre la tête dans le sable. Les gens vont toujours traverser les voies pour aller prendre le métro. On ne pourrait pas leur offrir un endroit sécuritaire et légal pour le faire? On souhaite donc que le CP revienne à de bonnes intentions et reprenne les pourparlers. Il est temps de décloisonner le secteur et, actuellement, il y a juste nous, la Ville de Montréal de même que les gens de Rosemont – La Petite-Patrie, le maire François W. Croteau en tête, qui poussent pour faire avancer le dossier. Il manque un joueur. Le CP. »
Au moment de publication, nous n’avions pas encore réussi à obtenir les commentaires du Canadien Pacifique.
