« Notre milieu de vie est déjà fragilisé par le nombre d'itinérants et d'UDI qui sont là. On les attire déjà avec tous les services pour eux. En plus, les travailleurs sociaux des autres quartiers ou régions les réfèrent au centre-ville », plaide Gaétan Paquet, président de l'Association des résidents et résidentes des Faubourgs de Montréal.
La Direction de la santé publique de Montréal a dévoilé une étude en décembre selon laquelle quatre SIS pourrait voir le jour, dont deux seraient situés dans Ville-Marie : un au parc Milton et l'autre sur la rue Saint-Laurent.
M. Paquet estime qu'ils ne devraient pas être concentrés dans le même secteur et plutôt répartis dans plusieurs régions du Québec.
D'autres besoins « plus urgents »Des centaines d'UDI sont à la rue et auraient besoin de soins d'urgence et d'un lit d'abord et avant tout, selon M. Paquet.
« Québec devrait passer à l'action à ce niveau parce que la Ville ne peut rien faire pour ça. Il faut investir dans l'hébergement aussi », soutient-il.
Le projet des SIS vise à ce qu'il y ait moins d'injections dans les lieux publics, moins de risques de contamination et plus d'UDI dirigés vers les ressources médicales.
Or, M. Paquet reste septique quant aux résultats envisagés par ce projet : « Rien ne prouve que cela n'augmentera pas la consommation de drogue chez les gens. Il n'y a aucune garantie », croit-il.
Le directeur général de l'organisme Spectre de rue, Gilles Beauregard, prévoit que le projet des SIS ne «sera pas simple », surtout avec l'exemption du gouvernement fédéral qu'il nécessiterait.
Toutefois, celui-ci croit que le projet des SIS et son implantation dans Ville-Marie a sa raison d'être, même si cela risque de ne « jamais faire consensus ».
« Ils devront être implantés où les besoins se trouvent. Il faut être logique », défend-t-il.
À Montréal, on dénombre environ 25 000 UDI. Les surdoses tuent, chaque année, environ 70 personnes.

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