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Sites d'injection supervisée : chaos en vue?

drogue (photo: Deposit photos)

drogue

Josianne Desjardins
Publié le 12 Janvier 2012
Publié le 12 Janvier 2012
Josianne Desjardins  RSS Feed

Plusieurs résidents de l'arrondissement Ville-Marie craignent que l'implantation des sites d'injection supervisée (SIS), qui vise d'abord leur quartier, envenime les espaces publics en attirant davantage les utilisateurs de drogues injectables (UDI).

Sujets :
Association des résidents , Montréal , Ville-Marie , Québec

 « Notre milieu de vie est déjà fragilisé par le nombre d'itinérants et d'UDI qui sont là. On les attire déjà avec tous les services pour eux. En plus, les travailleurs sociaux des autres quartiers ou régions les réfèrent au centre-ville », plaide Gaétan Paquet, président de l'Association des résidents et résidentes des Faubourgs de Montréal.

La Direction de la santé publique de Montréal a dévoilé une étude en décembre selon laquelle quatre SIS pourrait voir le jour, dont deux seraient situés dans Ville-Marie : un au parc Milton et l'autre sur la rue Saint-Laurent.

M. Paquet estime qu'ils ne devraient pas être concentrés dans le même secteur et plutôt répartis dans plusieurs régions du Québec.

D'autres besoins « plus urgents »

Des centaines d'UDI sont à la rue et auraient besoin de soins d'urgence et d'un lit d'abord et avant tout, selon M. Paquet.

« Québec devrait passer à l'action à ce niveau parce que la Ville ne peut rien faire pour ça. Il faut investir dans l'hébergement aussi », soutient-il.

Le projet des SIS vise à ce qu'il y ait moins d'injections dans les lieux publics, moins de risques de contamination et plus d'UDI dirigés vers les ressources médicales.

Or, M. Paquet reste septique quant aux résultats envisagés par ce projet : « Rien ne prouve que cela n'augmentera pas la consommation de drogue chez les gens. Il n'y a aucune garantie », croit-il.

Le directeur général de l'organisme Spectre de rue, Gilles Beauregard, prévoit que le projet des SIS ne «sera pas simple », surtout avec l'exemption du gouvernement fédéral qu'il nécessiterait.

Toutefois, celui-ci croit que le projet des SIS et son implantation dans Ville-Marie a sa raison d'être, même si cela risque de ne « jamais faire consensus ».

« Ils devront être implantés où les besoins se trouvent. Il faut être logique », défend-t-il.

À Montréal, on dénombre environ 25 000 UDI. Les surdoses tuent, chaque année, environ 70 personnes.

Commentaires

  • Nom de l\'usager
    Alain
    - 16 Janvier 2012 à 09:16:02

    Les manques de ressources en santé, en éducation, en justice, les enfants qui ne mangent pas trois repas par jour, le chômage , la pauvreté, l'itinérance, la criminalité, ce n'est pas que la faute des consommateurs de produits illicites. Si demain vous vous débarrassiez de tous les consommateurs de produits illicites. Est-ce que tous ces manques de ressources seraient comblés ? Ce qui rend les produits illicites lucratif$ pour le crime organisé et les terroristes c'est leur illégalité. Ces personnes sont malades mais leur produit n'est pas disponible sur prescription dans les pharmacies comme les antidépresseurs en surconsommation. N'essayez pas de discréditer des études sérieuses et des personnes de compassion. Leur travail sauve des vies contrairement à ne rien faire qui ne fait rien. Dites simplement que vous n'en voulez pas dans votre cour.

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  • Nom de l\'usager
    Eric
    - 13 Janvier 2012 à 15:35:10

    Je crois que les inquiétude de M. Paquet sont justifiés. Les mêmes études faites sur Vancouvers ne sont pas en mesure de démontrer une baisse de la criminalité dans le secteurs où est Insite et les donnés sur la réductions des méfaits sont basés sur des données subjectives et incertaines. En plus, il montre qu'un infine pourcentage des UDI fréquentent Insite et ce pour moins de la moitié de leurs injections. De même, il n'y a aucune preuve qu'Insite diminuent le nombre de mort par surdose ou la transmission des maladies infectueuses. S'il y a un effet c'est davantage lié à la prévention et l'éducation qui se fait à Insite. Une chose est certaine c'est que les SIS auront pour effet d'attirer les individus toxicomanes, car les intervenants sociaux les référerons dans les secteurs où seront situés les SIS pour que leur UDI puissent être en contact avec un service qui ne sera pas disponible dans leur secteur. Il est ainsi impossible de croire que les SIS ne concentreront pas la problématique dans leur environnement immédiat. De même, une hausse de la criminalité est aussi certaine dans ce même environnement. Enfin, quels arguments font qu'il est souhaitable de favoriser ce genre de soins quand il manque de ressources en santé, en éducation et en justice, que nous sommes les plus taxés et que malgré tout il y a encore des enfants qui ne mangent pas trois repas par jour. Je ne crois pas que le Québec a les moyens de se payer ce genre de luxe actuellement.

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  • Nom de l\'usager
    François
    - 13 Janvier 2012 à 14:01:08

    Certains enjeux soulevés par M. Paquet méritent discussion. Mais l'augmentation de la consommation de drogues à laquelle il fait référence a fait l'objet de nombreuses études autour des services d'injection supervisée comme des pratiques de réduction des méfaits en général. La réponse est que cela ne se vérifie pas. En outre, les études réalisés autour d'Insite, à Vancouver, montrent une augmentation du nombre d'entrée en désintoxication et en traitement. Si M. Paquet a des études qui vont dans le sens contraire, il devrait les faire connaître.

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    • Nom de l\'usager
      chantalle larocque
      - 6 Février 2012 à 09:32:59

      je suis en parfait d accore avec francois

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