Plus d’une cinquantaine de citoyens, regroupements et organismes du quartier se sont réunis pour adresser un message clair, net et précis au maire Tremblay : Saint-Michel ne veut pas d’une usine de compostage dans son secteur ! Ils demandent une rencontre avec ce dernier avant le prochain conseil de ville, soit le 20 février prochain. L’image du quartier a souffert pendant des années, il est temps que ça cesse ! « Le projet de compostage met en péril tous les beaux projets en cours », explique Denis Sirois, directeur de la CDEC. « Il est important que l’on rehausse le sentiment de fierté de vivre à Saint-Michel et d’y élever ses enfants. On a rempli notre cours pendant 30 ans, c’est plus qu’assez! ».
Les michelois s’attendent à recevoir de la Ville un investissement qui contribuerait à la revitalisation du quartier et non à sa dégradation. Katia Pineda, citoyenne engagée de Saint-Michel, s’est d’ailleurs adressée au maire Tremblay et : « donnez-nous l’opportunité de faire partie d’une ville où la démocratie se pratique! Nous ne voulons pas d’un projet qui mette en péril notre santé et notre qualité de vie! Nous sommes très tolérants, mais allez chercher ailleurs, notre cours est pleine! ».
Les organismes et les citoyens ne le répèteront jamais assez ; Saint-Michel a fait plus que sa part pour l’épineux problème des déchets domestiques. Ce qu’ils veulent, c’est un parc, un vrai, mais pas d’une usine qui dégage des odeurs nauséabondes. Comme l’a mentionné Marjorie Villefranche, directrice de la Maison d’Haïti, Saint-Michel est un exemple de quartier où les citoyens se prennent en main et les gens commencent tout doucement à vouloir venir s’y installer : « ce n’est pas juste, ni équitable. Cette usine va venir détruire tout ce que l’on a bâti. Ce n’est pas parce que l’on est immigrant ou pauvre que l’on doit subir ça! ».
Anouchka Drouin
Nous habitons à quelques rues du site en question. Si ce projet d'usine de compostage va de l'avant ma conjointe et moi sommes d'accord: nous vendons la maison.