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Nouveautés musicales : Miracle Fortress, Dennis Deyoung, Feist…

Miracle Fortress, Five Roses. (Fusion)
Photo B

Miracle Fortress, Five Roses. (Fusion) Photo B

Philippe Beauchemin
Publié le 15 Août 2007
Publié le 13 Juillet 2010
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C’est bientôt la rentrée scolaire et, par le fait même, certains artistes font leur entrée sur la scène musicale. C’est ainsi que Miracle Fortress, projet d’un gars de Montréal, fait des débuts remarqués et que Chris Cornell nous arrive avec un premier disque solo.

Sujets :
Groupe Think About Life , Groupe Styx , Beach Boys , Québec , Montréal , Saguenay
Miracle Fortress, Five Roses

Miracle Fortress est le petit projet solo du Montréalais Graham Van Pelt, celui que l’on a connu dans le groupe Think About Life. Cette fois, il propose <@R2i>Five Roses<@$p>, album empruntant la voie tracée par Brian Wilson.

La voix mielleuse, le son vaporeux, les accords tout en douceur; franchement, tout rappelle l’ancien leader des Beach Boys. Mais ce qui différencie le projet de Van Pelt des autres groupes indie-pop présents sur la scène, c’est cette combinaison entre la musique aérienne et la vibe des années 70, axée principalement sur quelques solos de guitare. On retrouve donc à la fois cette naïveté indie dans la musique et les textes et également une certaine complexité dans les accords, les arrangements et les guitares.

Le projet Miracle Fortress n’est pas parfait, alors que la musique se veut quelquefois brouillonne, mais il n’en demeure pas moins qu’il mélange parfaitement les genres et laisse une belle place à l’expérimentation. On écoute et on devine que le garçon derrière tout ça ira loin. Pour ceux qui connaissent, on peut comparer le travail entourant Miracle Fortress à celui de Navet Confit, autre projet solo qui a connu un certain succès l’an dernier, à Montréal.

Dennis Deyoung, One Hundred Years From Now

Cet album marque le grand retour de l’ancien chanteur du groupe Styx sur les planches. On peut le voir un peu partout au Québec cet été, du Saguenay à Saint-Jean-sur-le-Richelieu, en passant par Québec et Shawinigan. Dennis Deyoung mise beaucoup sur le marché québécois pour se faire connaître d’un nouveau public. D’ailleurs, il s’est adjoint les services d’un de nos grands rockeurs pour y parvenir.

On met le disque dans le lecteur et on se surprend à entendre… Éric Lapointe. Sa voix éraillée s’entremêle avec celle de Deyoung, qui est elle beaucoup plus claire, sur la pièce « One hundred years from now », premier extrait radio de ce nouveau disque.

Outre cette chanson, le reste de l’album plaira essentiellement aux nostalgiques du légendaire groupe et aux amateurs de musique des années 1970. Vous savez, cette époque marquée par une musique où la voix et la guitare compétitionnaient pour être à l’avant-scène ? Ici, comme dans le temps du groupe Styx, c’est la voix puissante de Dennis Deyoung qui l’emporte. Il y a bien de nombreux solos de guitare, mais ce n’est rien comparé aux envolées lyriques du chanteur!

Feist, The Reminder

La chanteuse canadienne Leslie Feist est de retour avec un quatrième album, <@R2i>The Reminder<@$p>.

Même si elle est présente sur la scène musicale depuis plus de dix ans (elle fut d’abord chanteuse dans un groupe punk!), c’est avec son album Let It Die, paru en 2004, qu’elle connaît un premier succès important. Ce disque, habille mélange de jazz, bossa nova et d'indie rock, lui ouvre les portes des radios commerciales et des festivals populaires, lui assurant un bassin de fans qu’elle n’avait pas jusque-là.

Le nouveau cd de Feist se veut une continuité des albums précédents, mais est tout de même marqué par un petit changement, avec la présence d’une musique plus folk. La guitare sèche et le piano prennent une plus grande place dans l’univers de Feist. Dès la première pièce, le ton mélancolique de l’album est donné; seule à la guitare, Feist chante: « I'm sorry / Two words I always think / Oh after you've gone / When I realize / I was acting all wrong ».

La majorité des chansons de The Reminder ressemble à cette première pièce. Guitare, voix et piano accompagnent un texte fort et facile à visualiser. Formule simple et efficace. Surtout pour les pièces « The Park » et « The River », deux chansons où les instruments ne sont que de simples supports pour la magnifique et puissante voix de Feist.

On tient tout de même à rassurer les fans de la première heure de la chanteuse: on a encore le pied dansant à l’écoute de ce nouveau disque. C’est notamment le cas sur les pièces « I Feel It All » et « My Moon My Man », où la mélancolie et le folk laissent place place au rythme groove et joyeux.

Chris Cornell, Carry On

Premier disque solo pour l’ancien leader des formations Soundgarden et Audioslave. Les attentes sont donc élevées, mais le résultat, lui, est mitigé.

Chris Cornell nous propose un disque à la fois intéressant et inégal. Il y a certes sur Carry On quelques bonnes pièces, telles que « Silence The Voices », « Your Soul Today » et « Arms Around Your Love », où la voix puissante et juste du chanteur se marie à merveille aux accords rock-blues. Cependant, s’il y a quelques bonnes chansons sur ce CD, on compte beaucoup trop de compositions ordinaires (« No Such Thing », pièce d’ouverture, en est un exemple frappant). Manque d’inspiration? Peut-être, surtout quand on entend « Billie Jean », pièce reprise du répertoire de… Mickael Jackson! On ne comprend pas pourquoi un chanteur rock-métal, qui a été un précurseur du mouvement grunge de surcroît, reprend une chanson pop de ce genre. Et pourquoi pas « Thriller » ? Ou encore « Beat it » ? Franchement, on aurait pu s’en passer.

Outre ce faux pas, Carry On demeure un disque qui s’écoute bien. On s’imagine facilement l’écouter au volant d’une décapotable, sillonnant une route poussiéreuse de l’Amérique profonde. Bon, ce n’est pas demain la veille qu’on le fera, mais on a bien le droit de rêver, non?

The Chemical Brothers, We Are The Night

Première écoute, premier constat : le duo dynamique d’Angleterre s’est assagit. Dommage. On aimait bien leur univers complètement sauté où les beats électroniques concurrençaient les guitares électriques et les percussions. Il y avait là une violence musicale jouissive pour les tympans.

We Are The Night se veut davantage un hommage à la musique électro des années 1980. Le petit beat de synthétiseur est présent, tout comme la batterie électrique et les refrains en boucle. À l’écoute de quelques chansons, on se croirait dans un club du centre-ville à la belle époque des « toupets pleins de spray-net » et des vestons « Miami Vice »!

On ne retrouve pas sur ce nouvel opus l’agressivité des accords et des arrangements qui a fait la renommée de Tom Rowlands et Ed Simons. Rien ici ne rappelle les « Block Rockin' Beats », « Galvanize » et autres « Hey Boy Hey Girl », pour ne nommer que ces grands succès planétaires du duo. Outre « All Rights Reversed » fait avec la complicité des gars du groupe Klaxon, l’ambiance musicale du disque est plutôt vaporeuse et fluide. Les pièces se suivent, se ressemblent et… s’évaporent. Pour imager, c’est comme un voyage sur les plages d’un pays du sud; C’est beau, ensoleillé, calme, reposant et quand on revient au pays, on en garde un beau souvenir.

Dawn Tyler Watson & Paul Deslauriers…en duo

Mariage parfait entre la guitare de Paul Deslauriers, qui se fait acoustique pour l’occasion, et la voix de la chanteuse Dawn Tyler Watson, l’album en duo revisite les classiques de la musique blues, rock et folk.

Tout en douceur et sans artifice, le tandem amalgame leurs voix et leurs musiques sur des airs de Led Zeppelin, de Simon & Garfunkel et même des Beatles.

C'est en 2004 que Paul Deslauriers, guitariste connu entre autres pour avoir accompagné des artistes comme France D'Amour, Garou ou Amanda Marshall, joint les rangs du Dawn Tyler Blues Project. Depuis, le groupe a roulé sa bosse dans les festivals et salles de spectacle du Québec, du Canada, des États-Unis et même de France. Devant le succès de leur duo, ils ont décidé d’enregistrer le fruit de leur travail. Avec ses 13 pièces, l'essentiel du disque est constitué de reprises, avec quelques chansons originales. (Anne-Marie Tremblay)

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