Premier arrêt : Olive et épices, pour ramasser des produits du « monsieur des épices » que certains appellent aussi Philippe de Vienne. Elle en ressort avec un mélange à curry, de l’huile aromatisée et des caramels au sel de mer. Commentaire de la 450 : « Ramène-moi plus ici, je vais y passer ma paie ».
Comme magasiner, ça donne soif, on arrête chez El Rey del Taco pour un de leurs jus colorés. Malgré les apparences, c’est seulement des fruits, et beaucoup de glace.
On passe ensuite devant Qui lait cru. Évidemment, la 450 est dégoûtée par le nom. Je ne lui demande pas si c’est le jeu de mots ou l’absence apparente de pasteurisation qui lui lève son cœur de banlieusarde.
Puis, question pertinente de la 450 : « C’est où que je peux acheter des légumes? » On a miraculeusement pu mettre la main sur des fruits et des légumes. Trois livres de cerises, à peu près autant de poivrons, et une couple de pâtissons plus tard, son sac est plus que plein. Il faut que j’explique ici que la 450 vit seule. Elle devra donc se taper 25 portions de légumes et fruits pour passer au travers de son sac. Au supermarché, elle aurait acheté un poivron, une tomate et deux pommes.
Pour bien du monde, incluant la 450, aller au supermarché, c’est plate, c’est obligé, c’est routinier. Aller au marché, c’est comme magasiner. Comme dans une boutique de souliers, elle achète des trucs dont elle n’a pas besoin, mais qui lui font envie. Résultat, elle mangera plus de légumes et le nutritionniste est content.