Je vous avoue deux choses. Je n’aime pas les règlements. Il m’arrive de manger du fast food et de boire des boissons énergisantes. C’est peut-être ce qui fait que je crois que ces deux propositions de règlements sont inutiles, voire absurdes.
Si l’on veut interdire les boissons énergisantes, c’est parce qu’elles sont riches en caféine et parfois en sucre. Soit. Pour être conséquent, il faudra interdire aux jeunes l’accès au Tim Hortons et au Starbucks. Parce que si les jeunes garçons se boostent aux Monster et Red Bull, je vois quantité de très jeunes filles sirotant leur boisson chaude.
Comment définir le fast food? Selon la teneur en gras peut-être? Un établissement de salade César sera-t-il visé? Un pâté au poulet à la pâte bien feuilletée, ça passe ou pas?
Les règles alimentaires actuelles ne sont même pas mises en action. À preuve, les publicités faites pour les boissons énergisantes alcoolisées, lesquelles ne sont pas, et ne peuvent pas être approuvées au Canada.
Si l’on s’inquiète de ce que mangent et boivent les jeunes, faudrait peut-être en parler avec eux. Les questionner pour savoir pourquoi ils choisissent ces aliments. Et vous, pourquoi buvez-vous tant de café?
Les enfants et ados feront des choix alimentaires peu judicieux. Ça fait partie de l’apprentissage. Si l’on veut qu’ils apprennent, il faut leur donner accès à de l’information crédible. Si j’entends encore qu’un Red Bull contient 10 cafés ou que le fast food donne des boutons, je hurle!
Je ne suis sûrement pas le seul à me souvenir qu’il a déjà été (plus) jeune et (encore plus) con.
Sans éducation, éloigner le fast food des école ne fait que retarder le problème. À 16 ans, l'ado de banlieue sautera dans sa voiture pour se rendre au fast food situé juste au delà de la zone interdite. Je continue à souligner le problème de définition du fast-food. Quels restaurants seront permis près des écoles? On peut certainement aider les jeunes à faire de meilleurs choix alimentaires. Une vraie solution inclurait de l'éducation en nutrition dès l'école primaire, et une offre alimentaire améliorée dans les cafétérias d'écoles. Parce que soyons francs, ce n'est pas dans toutes les écoles que l'effort est fait pour aider les jeunes à apprécier des mets plus sains.