Depuis deux ans, toutes les communications de Santé Canada mentionnaient qu’un comité travaillait très fort à élaborer une stratégie de réduction du sodium au Canada. Parce qu’on le sait, la consommation moyenne de sodium au Canada dépasse de 50 % les quantités recommandées. Et bien maintenant, on l’a la stratégie. Le groupe de travail sur le sodium l’a publiée la semaine passée.
La stratégie est complexe, mais ses objectifs le sont moins. D’ici 2016, on souhaite qu’une majorité de Canadiens ne consomme pas plus que l’apport maximum recommandé en sodium. 2016, ça peut paraître loin, mais pour l’industrie, c’est demain matin.
Pour nous aider à y arriver, le groupe de travail propose une démarche volontaire, qui sera suivie ou pas par les différentes entreprises alimentaires. Certains auraient espéré un règlement interdisant de vendre des produits trop salés. Évidemment, je suis plutôt partisan de l’approche volontaire.
La quasi-disparition des gras trans dans les aliments s’est faite sans règlement. Tout simplement parce que les groupes de consommateurs ont manifesté leur préférence pour les produits sans gras trans. De la même façon, les consommateurs commencent à montrer qu’ils recherchent des produits plus faibles en sodium. Les ventes de produits réduits en sel seraient en augmentation alors que celles des produits ridiculement salés seraient en léger déclin.
La réduction du sodium ne pourra pas être aussi rapide que la disparition des gras trans. Techniquement, il n’existe pas de substitut au sodium. Alors qu’il existait plusieurs façons de remplacer les gras trans, rien n’a un goût salé comme le sodium. Le consommateur devra donc faire des compromis sur le goût au bénéfice de sa santé.