Votre nutritionniste préféré est également un coureur du dimanche. Et dimanche qui vient, je traverserai les plus beaux quartiers de la ville, suant toute la sueur de mon corps dans mes plus beaux leggings de course dans le cadre du Marathon Oasis de Montréal. Comme l’an passé, j’essaierai de faire un pas trop mauvais temps sur le parcours de 21 km. Puisque j’ose croire que je ne serai pas le seul à courir dimanche je vous fais part de mes conseils.
La nutrition pré-course c’est un peu de la nutrition à l’envers. Les conseils habituels, il faut faire exactement le contraire.
Le matin de la course, déjeunez. J’espère que vous n’aviez pas l’intention de courir à jeun. Avant une course, il vous faut un maximum de glucides, sous leur forme la plus simple possible. Du pain blanc avec de la confiture, des gaufres surgelées avec du sirop, même des pop-tarts si il faut, toutes les sources de glucides simples sont les bienvenues. Si vous buvez normalement du café, prenez-en, sinon ne faites pas d’expériences caféinées.
À éviter : trop de gras et trop de protéines, des nutriments trop longs à digérer. Deux œufs, bacon, jambon, saucisses, patates rissolées, c’est parfait pour aller faire une sieste, par pour monter Pie-IX. Et rien que vous n’avez pas déjà essayé.
Dans le métro pour vous rendre à Jean-Drapeau, vous allez continuer à boire de l’eau ou du Gatorade pour continuer à vous hydrater.
Pendant la course, arrêtez à tous les points de ravitaillement pour prendre du liquide. Si vous êtes capable d’attraper deux verres, c’est encore mieux, puisque la moitié de l’eau finira sur votre chandail. Si vous n’avez pas l’habitude de manger en courant, laissez les bananes et les gels sur les tables.
Après la course, c’est mission réhydratation. Ensuite, mangez ce que vous pouvez, et tâchez de pas vomir, c’est pas chic pour ceux qui viennent vous féliciter.