Dans la salle comble à l’atmosphère industrielle, cinq écrans géants projetaient des images du groupe façonnées à la Warhol, tous attendaient la prestation du groupe avec fébrilité en sirotant leurs cocktails.
Puis, noir complet tandis que le vidéoclip du deuxième extrait Chez Candi envahissait l’espace avec son esthétisme "eighties" pendant que les musiciens faisaient leur entrée sur scène. Bardés de cuirs, Plastic Patrik, Sunny Duval, Marc-André Gilbert, Philippe Duong et Vicky Martel étaient fins prêts à se dégourdir. Il ne manquait que le guitariste et réalisateur de l’album Ryan Battistuzzi en tournée avec un autre groupe, mais habilement remplacé par Sébastien Daigle.
Impossible d’apposer une étiquette au groupe; l’éclectisme des sonorités le place au-dessus de toute catégorisation. Bien que les influences se fassent sentir (la voix de Patrik rappelant quelque peu celle de Plastic Bertrand, les rythmes entraînants ceux de Dutronc et la pièce La femme de ta vie un soupçon de Dalida sur un air de tango électrique), la performance quant à elle n’a rien à envier à personne. Avec des musiciens aussi talentueux et solides, ainsi qu’un leader dynamique et sexy à souhait, on en reçoit plein les oreilles et les yeux. Même si le temps passe trop vite, l’envie de se déhancher demeure et le lancement affiche bien les couleurs de la tournée qui débutera au printemps.
Toutes les filles sont folles de moi… absolument et j’en suis!
Sandrine Martineau
Lancement de Patrick et les Brutes: tous fous d'eux
Une chronique culturelle de la journaliste citoyenne Sandrine Martineau
Jeudi soir dernier avait lieu à la Société des arts technologiques, dans une formule 5 à 7, le lancement de Toutes les filles sont folles de moi, premier album de la formation Patrik et les Brutes. En vente depuis le 10 novembre dernier, l’opus insuffle un vent de fraîcheur et d’originalité sur le paysage musical québécois.
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