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Melissa Auf der Maur au Métropolis



(Photo: gracieuseté-George Fok  PHI Group)

(Photo: gracieuseté-George Fok PHI Group)

Publié le 23 Novembre 2009
Publié le 16 Juillet 2010
 

Une chronique culturelle des journalistes citoyens Julie Bergeron et Jérôme Rouyer

Pour la première fois depuis mon arrivée à Montréal j'ai mis les pieds au Métropolis samedi soir, et pas pour n'importe quel spectacle; que des gros noms: Xavier Caféine, Mistress Barbara, Malajube, Champion et ses G-Strings, et surtout, l'intéressée de cet article, Melissa Auf der Maur. Je ne peux pas me résoudre à parler seulement d'elle vu le nombre d'artistes qui a défilé sur scène, elle s'inscrivait dans un cadre.

Déjà, à notre entrée dans la salle, l'atmosphère était électrique sous les projecteurs et la voix du déchaîné Xavier Caféine. Cette exaltation était toujours à son comble durant la représentation de Mistress Barbara, qui nous a fait quelques belles pièces, quand Melissa Auf der Maur fit son entrée. Dès le premier morceau, je ne sais pas si c'était le choc de la nouveauté ou le décalage entre son spectacle et les précédents, mais une chose est sûr, c'est que l'ambiance n'était pas au top, entre elle et la foule.

D'abord, son rock troublant et sensible, personnifié dans sa crinière de lionne (qu'elle n'a cessé d'agiter tout au long de sa performance), dérivait plutôt sur le métal que sur l'alternatif.

Parfois urgentes et nerveuses, ses chansons montraient une artiste nourrie de métal rock. Les battements de pieds tout autour sont disparus et il m'est apparu que son groupe vivait son propre délire, moins enclin à faire vivre la foule que de la plonger dans une bulle.

Cette bassiste-chanteuse semble également ne pas avoir fait l'unanimité dans sa façon de s'adresser au public, alors que la plupart des artistes se sont adressés au public en français elle a plutôt opté pour l'anglais pour ses quelques interventions alors qu'elle parle le français à merveille.

Aussi, il était un tantinet difficile d'apprécier la scène puisque nous étions aveuglés toutes les trois secondes par les stroboscopes, plus aveuglants qu'enthousiasmant. Le fait que le show n'était pas géant (même avec un batteur génial!!) n'enlève rien à ses chansons volontaires, parfois élégiaques, quelquefois rêveuses.

Cela signifie simplement que c'est à découvrir peut-être plus chez soi. Je crois même que je me procurerai son album et que cette fois-ci la musique me traversera, il ne fait aucun doute que sa musique est intéressante, originale et accrocheuse, représentative de cette scène musicale montréalaise avant-gardiste, allergique aux influences commerciales du moment. Julie Bergeron et Jérôme Rouyer

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