Immédiatement, j’ai su que la soirée allait être envoûtante. Bïa, aidée de son complice, nous faisait voyager au rythme de sa guitare et de sa voix sensuelle, à travers des textes qui ont traversé les frontières et les époques. De Brassens à Vissotsky, en passant par Henri Salvador, Bïa s’approprie de grandes chansons, tant en portugais, espagnol, italien, français qu’anglais. Avant chaque chanson, elle nous propose de savoureux préambules où l'on se délecte de son humour et de sa vivacité. D’ailleurs, elle nous raconte comment elle a rencontré Desrosiers, « autour d’une bouteille de cognac et d’une boîte de cigarillos». Et Desrosiers qui s’empresse de la corriger : « C’était du scotch ! ».
Parmi les moments forts de la soirée, lorsque Bïa a dédié la chanson Los Hermanos à sa grande amie décédée récemment, Lhasa de Sela. En fait, le seul bémol de la soirée est attribué au photographe et au caméraman qui arpentait le bord de la scène afin de capter toute l’émotion que Bïa et Yves Desrosiers dégageaient. Rien de plus agressant que les bruits d’un appareil-photo et le dos d’un qui m’obstruait la vue durant la touchante The Rose de Bette Midler.
Pour finir la soirée en beauté, Bïa nous gardait sa version portugaise d’Une chance qu’on s’a, de Jean-Pierre Ferland, intitulée Que bom voce. Après plus de deux heures à planer entre le Brésil, l’Espagne, la Russie, le Portugal et la France, Bïa nous ramenait au Québec, ensorcelés par ses mélodies et sa voix magnifique.
Jean-Michel Guay Dagenais, collaborateur citoyen
Un grand voyage avec Bia
Un compte-rendu de notre collaborateur citoyen, Jean-Michel Guay Dagenais
C’est dans l’ambiance très chaleureuse d’un concert privé que Bïa nous présentait son tout nouveau spectacle jeudi dernier, en compagnie de son bon ami Yves Desrosiers. On aurait dit que Bïa nous recevait chez elle, près d’un feu. À quelques mètres de moi, dans une salle de 100 personnes tout au plus, Bïa et Desrosiers entament les premières notes du spectacle.
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