Le bureau d’un psy. Onze patients et autant de troubles psychiatriques: schizophrénie, paranoïa, personnalités multiples, hypocondrie, etc. Des acrobates capables de grimper sur les murs, de marcher sur les mains et de virevolter dans les airs. Bref, des possibilités artistiques illimitées. Hélas, à l’image du personnage maniaco-dépressif, l’expérience du spectateur est en montagnes russes; il vit des hauts et des bas.
Les hauts: le numéro de mât chinois, l’ingéniosité dans l’utilisation des décors, l’énergie et le talent des interprètes, la douce folie, la musique (magnifique), l’atmosphère.
Les bas: quelques longueurs, des numéros qui ne sont pas sans rappeler ceux de LOFT, TRACES et LA VIE, un récit simpliste, une intrigue qui ne tient pas toujours la route. Citons ici Lily, atteinte d’agoraphobie. Pour l’aider à vaincre ses peurs, ses amis la poussent à se balancer dans les airs, à quelque 50 pieds du sol. Peur des foules ou des hauteurs ? Plus certain!
On aurait aimé un jeu plus nuancé, plus prenant. Que la folie des protagonistes nous ébranle, nous bouleverse. Pour juger de la qualité et de l’originalité des numéros du Cirque du Soleil, sur lesquels il a droit de vie et de mort, Guy Laliberté a trouvé le parfait baromètre: c’est le poil sur les bras qui décide. Les frissons et rien d’autre. Et voilà, on a mis les 7 doigts sur le bobo, c’est ce qui manque cruellement à PSY.
Ceci étant dit, le spectacle plaira à un vaste public et nous le conseillons aux familles et curieux qui veulent découvrir le cirque sans les clowns et les puces savantes. Un bon divertissement!
Infos: http://www.tohu.ca/fr/activites/fiche.aspx?aid=336
Un PSY bipolaire
Un compte-rendu de notre collaboratrice citoyenne, Marjolaine Laporte
Les 7 doigts de la main jonglent avec la folie dans PSY, leur toute dernière création présentée en première mondiale mardi soir, à la TOHU.
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