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L’amour à l’heure trash



Gabriel Viau-Hernandez en est à sa 3e exposition depuis la fin de ses études à l’UQAM. 
(Photo: courtoisie)

Gabriel Viau-Hernandez en est à sa 3e exposition depuis la fin de ses études à l’UQAM. (Photo: courtoisie)

Publié le 18 Mars 2008
Publié le 12 Juillet 2010
Marilyse Hamelin RSS Feed

<@Ei>Les productions je t’aime<@$p> au Boudoir

Le jeune artiste montréalo-mexicain Gabriel Viau-Hernandez expose tout le mois de mars au bar Le Boudoir sur l'avenue Mont-Royal. Sa production constitue une réflexion le manque d'amour ambiant, malgré les «je t'aime» martelés dans les chansons d’amour pré formatées, sorte de trame sonore imposée dans les lieux publics par le biais des radios commerciales.

Sujets :
Université du Québec à Montréal , Baptiste , Le Boudoir , Avenue Mont-Royal Est

Âgé de seulement 25 ans, Gabriel Viau-Hernandez, né de père québécois et de mère mexicaine, en est à sa 3e exposition montréalaise depuis l'obtention de son diplôme en arts visuels à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Il a eu la chance de présenter son travail lors du festivalZoom sur la relève 2007 en plus de sa première explosion solo au bar Baptiste l'an dernier.

L'artiste explore depuis un bon bout de temps sa propre quête d’amour. Graffiteur à temps perdu, il s’amuse d’abord à imprimer des «je t'aime» rouge vif sur les murs de la ville à l'aide d’un pochoir. «J’ai fait ça pour apporter un peu d’amour à la société. Une personne ayant une mauvaise journée qui voit ça, ça lui procure un peu de soleil», estime-t-il.

Celui que ses profs décrivent comme très mexicain de par l’exubérance des couleurs de ses toiles, a plutôt décidé de créer toute une production aux couleurs de ses «je t’aime»: rouge, noir, blanc. «J'ai décidé de faire évoluer l’idée sur toile, toujours en gardant le pochoir, mais de pousser le concept plus loin», raconte Gabriel Viau-Hernandez. «Je suis parti de toiles très trash vers des compositions plus paisibles, pour lesquelles je me suis servi de tuiles de plancher de cuisine», explique-t-il. «C'est drôle parce que, la cuisine, c’est justement quelque chose qu’on fait par amour.»

Qu'est-ce qui explique ce virage «sérénité» de l'artiste? «Je crois que c'est la paternité. Quand j'ai appris que ma copine était enceinte, j'ai fait une réflexion, une sorte de remise en question de mon univers. J'ai décidé de revenir à l'essentiel, d'enlever des couches, de minimaliser l'esthétique.»

Le travail de Gabriel Viau-Hernandez peut être vu par les membres du site myspace: myspace.com/lesproductionsjet’aime.

L'exposition au bar Le Boudoir (850, avenue Mont-Royal Est), se poursuit jusqu’au 31 mars.

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