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Les cartographies de Michel Lancelot



Michel Lancelot se dit inspiré par la vie qui se déplace dans un monde irréel.
(Photo:Éric Carrière)

Michel Lancelot se dit inspiré par la vie qui se déplace dans un monde irréel. (Photo:Éric Carrière)

Publié le 8 Mars 2008
Publié le 12 Juillet 2010
 

L'artiste graveur Michel Lancelot présente jusqu'au 19 avril une exposition intitulée <@Ri L'empreinte du temps<@$p>, à l'atelier-galerie Alain Piroir. Un voyage à travers des œuvres récentes et plus anciennes qui ont en commun de jouer sur des cartes, des itinéraires, comme support à un monde imaginaire marqué par le thème de la mémoire.

Sujets :
Université du Québec à Montréal , Québec , Saint-Jérôme , Paris

Pour son travail le plus récent, Michel Lancelot a utilisé comme support des cartes plastifiées du Québec. Il s'est laissé guider par les couleurs et les mouvements qui se dégagent des divers documents pour créer un monde imaginaire, des fabliaux où se rencontrent personnages, animaux et objets.

L'artiste a eu recours à la technique du monotype encré à l'huile ainsi que de l'eau-forte, «une vieille technique qui date de plus de 300 ans», indique-t-il. Ce n'est pas un hasard s'il prend la peine de souligner. L'histoire et le choix du support occupent une place privilégiée dans sa démarche.

D'autres œuvres, plus anciennes celles-là, sont réalisées d'après des pages de l'encyclopédie Larousse datée de 1908. À partir d'une gravure vénitienne, il crée des sujets, personnages de profil, oiseaux, formes stylisées. La juxtaposition des formes évoque le collage à la manière cubiste. Les œuvres imprimées sur papier sont accompagnées de leurs matrices réalisées sur cuivre. «Je trouvais intéressant de présenter la plaque de cuivre, qui habituellement est détruite, pour montrer l'inversion de l'image», confie Michel Lancelot.

Arrivé au Québec à l'âge de 21 ans de son Anjou natal, l'artiste a étudié à l'institut d'arts graphiques appliqués et à l'Université du Québec à Montréal en estampe. Il a enseigné les arts graphiques, et notamment la gravure, au cégep de Saint-Jérôme pendant plus de vingt ans

Les œuvres sont exposées dans la galerie-atelier d'Alain Piroir, un espace que le maître imprimeur a ouvert au printemps dernier «pour faire mieux connaître le milieu de la gravure». Formé dans les imprimeries d'art de Paris, Alain Piroir a collaboré avec les plus grands, de Jean-Paul Riopelle à Max Ernst en passant par Francine Simonin et Francis Bacon. (CLH)

L'exposition est accessible au public du mardi au vendredi, de 13 h à 18 h, jusqu'au 19 avril, au 5333, rue Casgrain, local 802.

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