« Les textes ne sont pas tous autobiographiques, prévient-elle. Et il faut toujours prendre ces histoires avec un petit grain de sel. C'est un constat, mais aussi simplement des chansons. Mais c'est vrai que mon "chum" a eu un sourire en coin en lisant mes textes. »
C'est d'ailleurs son amoureux qui a réalisé son premier album solo, L'arbre aux parfums, un disque qui a valu à Caracol, dès les premiers jours de sa sortie, des éloges d'un peu partout. Critiques positives, nomination aux Juno Awards, prix Révélation Radio-Canada 2008; la chanteuse ne s'en cache pas, toute cette attention lui fait grand bien. « Je ne fais pas de la musique pour les prix, mais en même temps, c'est exaltant, laisse-t-elle entendre. Quand tu te lances dans un projet solo alors que tu as connu une bonne carrière dans un collectif musical (NDLR: Caracol était membre de DobaCaracol jusqu'à tout récemment), tu te remets facilement en question. Tu te demandes si tu as pris la bonne décision. Le stress de tout contrôler est plus grand. Mais quand ça fonctionne et que tout va bien, comme je le vis actuellement, c'est valorisant et rassurant. Je me sens grandir depuis la sortie de mon album. »
La carrière solo de Cararol est d'ailleurs menée par ce goût de liberté et cette idée de pouvoir contrôler sa propre destinée. « En groupe, en duo, j'étais un peu frustrée de ne pas pouvoir pousser mes idées davantage. Je voulais tout contrôler, mais je ne le pouvais pas. Je voulais être le capitaine de mon navire, ne pas avoir à faire de compromis. Et ça, tu peux le faire seulement quand tu as une carrière solo. »
Ironiquement, Caracol est une fille très timide. C'est d'ailleurs perceptible en entrevue, alors que la chanteuse tripote un coin de son chandail tout en répondant à nos questions.
« Je me rappelle que je chantais dans mon salon quand j'étais toute jeune. Par contre, il était hors de question qu'on m'entende! Puis, il y a eu l'épopée DobaCaracol qui m'a permis de me projeter à l'avant et d'accepter d'être le centre d'intérêt. Maintenant, je trouve cela exaltant, même si je demeure une fille timide. J'ai une double personnalité, quoi », dit-elle en riant.
Timide et en contrôle de sa musique, elle montera d'ailleurs sur les planches du Club Soda ce samedi 14 février, jour de la Saint-Valentin. « C'est une semi-coïncidence. Je voulais faire ma rentrée montréalaise en février et quand j'ai vu que je pouvais le faire ce jour-là, je me suis dis que ce serait un beau clin d'œil. C'est une façon originale de fêter la Saint-Valentin. Une façon différente, moins commerciale. On va s'amuser, c'est certain », laisse entendre celle qui chante… « L'amour est un tricheur » !
Caracol sur le Net: http://www.caracolmusique.com.
