Pendant deux heures, six conteurs nous ont chacun raconté une histoire, fantaisiste et captivante, sur des thèmes variés. Certaines à l'aspect réel, d'autres, comme celle de Chrystine Brouillet, clairement inventée.
Le premier conteur, Marcel Sabourin, a dégêné la salle, avec un manque de sérieux bien à lui. Le fou rire en a pris plusieurs et il nous a donné envie de voir la suite.
Le deuxième conte, mettant en vedette Marie Eykel, nous a tenu en haleine du début à la fin avec un suspense digne du talent de l'auteure, Chrystine Brouillet.
Le troisième conte nous a amené dans un univers à la Michel Tremblay, où voisins et voisines sont toujours très à l'écoute les uns des autres.
Le conte suivant a maintenu notre intérêt avec une histoire digne d'une première page du Journal de Montréal. Le débit de paroles soutenu d'Anne Casabonne enveloppait toute la salle et tout le reste a disparu l'instant de cette histoire.
Les «Cagoules Rouges» (interprété par Louissette Dussault), belle histoire à propos de deux jumelles, nous a laissé émus.
Le dernier conte était définitivement le plus amusant de la soirée et laissait bouche bée de tant d'audace. Superbement assumé par le comédien!
Leurs histoires étaient prenantes tant on a envie de savoir la fin, soirée super sympa!
Petit bémol: le sens de l'humour de certains textes était peut-être un peu...commun. Les «criss» et «calisse» ne font malheureusement pas rire tout le monde aux larmes.
Et je n'ai pas retrouvé de magie de Noël (les Contes Urbains sont bien une tradition de Noël)... celle qu'on sent nous emplir de nos souvenirs du temps des Fêtes....mais peu importe, tout le monde aime se faire conter des histoires et les comédiens de la Licorne ont définitivement ravis l'auditoire!