« En trois ans d’existence, on est passé d’un chiffre d’affaires de 500 000 $ à 3 M$ annuellement. On pense pouvoir doubler ce chiffre rapidement. Notre but avoué est de connaître un peu le même succès que le Cirque du Soleil… mais dans l’univers du t-shirt », laisse savoir le président de Wordans, Éric Gauthier.
Pour se faire, l’endroit utile un peu la même formule, à savoir l’utilisation et le développement du talent local. « On a débuté en 2007 avec une boutique en ligne, tout simplement, explique Bilel Raouli, le vice-président logistique. On n’avait pas, à cette époque, d’équipements pour imprimer les t-shirts. On faisait donc produire les vêtements ailleurs. »
« Puis, en février 2010, enchaîne M. Gauthier, on a investi entre 500 000 et 600 000 $ pour tout faire d’ici, de nos locaux. On a formé une vingtaine d’employés, fait l’achat d’imprimantes et de presses. Aujourd’hui, on a des gens qui s’occupent de l’impression, de l’achat des vêtements, de la vente, du marketing et du site Internet. On a aussi des designers externes, principalement des gens de Montréal, et ça, c’est vraiment une belle réussite. »
Proposer ses idées
Il est en effet possible pour un designer d’importer sur le site Internet de Wordans ses designs propres et ses idées originales tout en proposant la vente de produits uniques (t-shirts, certes, mais aussi des casquettes, sacs, tabliers, serviettes de plage et même des vêtements pour chiens!).
C’est ce qu’a fait Jennifer Gervais, alias Djen design : « Je cherchais du travail en graphiste et je suis tombée sur le site de Wordans. J’ai commencé à proposer quelques modèles de mon cru, des logos, des phrases comiques, des trucs reliés à l’actualité… Depuis un an, j’ai peut-être vendu 1000 t-shirts. »
Local
Les modèles et dessins de la jeune entreprise sont notamment imprimés sur des t-shirts provenant des compagnies québécoises que sont Alternative Apparel et Blank.
« Les clients aiment beaucoup Blank, dit l’attaché de presse de Wordans, Louis-David Boulard. C’est organique et c’est un achat qui se veut écoresponsable. En plus, c’est de Montréal et ça cadre vraiment bien dans notre idée de travailler avec des gens et des fournisseurs d’ici. »
Lors des grosses périodes de vente – Noël et l’été – entre 10 000 et 20 000 t-shirts peuvent être imprimés. Wordans veut doubler ce chiffre dans la prochaine année.
« On a des acheteurs uniques et, de plus en plus, des compagnies, associations et organismes se tournent vers nous pour faire imprimer des trucs événementiels. On a des associations étudiantes, on a Amnistie International Québec, Nestlé et bien d’autres encore. Il y a une part de marché intéressante à aller chercher de ce côté-là », affirme M.Raouli.
