Prenant la parole samedi, vers 19 h 30, Liliane Villanueva, la mère du disparu, a déclaré, en espagnol, devant une foule compatissante (NDLR : la traduction est de nous) : « Demain, ce sera le premier anniversaire de la mort de mon fils. S’il-vous-plaît, accompagnez-moi! Ne me laissez pas seule! ».
Par la suite, Will Prosper, l’un des organisateurs de Hoodstock ’09 a rappelé qu’une marche commémorative devait prendre le départ à 17 h dimanche du parc Aimé-Léonard pour se terminer par une vigile au parc Henri-Bourassa, où l’adolescent à trouver la mort.
Le spectacle a attiré des gens de divers horizons. Bien que les jeunes formaient la grande partie de l’auditoire, il s’y trouvait aussi des familles et des gens aux cheveux blancs. La vingtaine d’artistes, hip-hop pour la majorité, qu’ils soient établis ou de la relève, y sont allés de prestations énergiques parlant de justice, de liberté, d’égalité, du désir de s’affirmer et de vivre selon ses convictions. Les chanteurs chantaient en anglais, en français ou en créole.
« Nous sommes là pour célébrer la vie et non pas la mort !», a lancé l’un des chanteurs
C’est sous le thème « S’organiser pour s’élever » qu’est placé l’événement financé à même les économies des gens impliqués dans son organisation.
Huit ateliers composent le volet Forum social. Samedi, les ateliers ont attiré chacun en moyenne une cinquantaine de participants.
Les sujets abordés : « Gansta rap : au-delà des stéréotypes », « La jeunesse multiculturelle : au-delà de l‘interculturalisme », « Le défi des organismes communautaires: entre vision et subvention », « La vie après les gangs de rue : conscientisation et responsabilisation ».
Au programme des discussions de dimanche: « L’éducation alternative, l’éducation de nos communautés » et « Est-ce que le Canada est une puissance coloniale? », « Le rôle de la jeunesse dans la diaspora haïtienne », « Surprise, on a des droits !?».




