C'est une bien lourde perte pour les résidants de L'Île-des-Soeurs, car Mme Barcelo a marqué, par ses innombrables interventions, l'évolution de nombreux dossiers qui touchent leur qualité de vie. L'urbanisme, la protection de la forêt, les équipements communautaires, le transport en commun, les infrastructures routières, la sécurité publique ne sont que quelques exemples des dossiers où Juliette Barcelo a mis son grain de sel. Les séances du conseil d'arrondissement ne seront plus les mêmes, sans la présence de cette dame dont les arguments étaient toujours bien documentés et accueillis avec considération.
Julette Barcelo habite à L'Île-des-Soeurs depuis plus de 20 ans et, dès son arrivée dans ce quartier de la ville de Verdun, elle a manifesté son intérêt pour les affaires municipales. Elle a fondé la Coalition des résidants pour l'autonomie de L'Île-des-Soeurs (CORA) et elle en a été la présidente pendant plusieurs années. Jusqu'à la fusion de Verdun avec Montréal, en 2000, la CORA a milité pour que le quartier de L'Île-des-Soeurs devienne une entité distincte de Verdun. Avec l'appui de cet organisme, deux conseillers, Catherine Chauvin et Robert Isabelle avaient même pu se faire élire au sein du conseil de Verdun, en tant que défenseurs de cette option «séparatiste». Après la fusion, la CORA a multiplié les démarches, à tous les niveaux, pour que le quartier de L'Île-des-Soeurs obtienne le statut d'arrondissement. Mme Barcelo a été de tous ces combats et elle y a joué un rôle de premier plan.
Quand il est devenu évident que L'Île-des-Soeurs ne pourrait jamais obtenir une plus grande autonomie, la CORA n'avait plus sa raison d'être et elle a été dissoute. La militante Juliette Barcelo a cependant voulu continuer à s'impliquer dans les affaires municipales et c'est avec l'APRIDS que cette action s'est poursuivie.
Juliette Barcelo quitte ses fonctions avec la satisfaction d'une mission bien accomplie. Sous son égide, l'APRIDS a pu sensibiliser les membres du conseil d'arrondissement aux revendications des résidants de L'Île-des-Sœurs et a acquis une grande crédibilité. Cette appréciation est d'ailleurs partagée par les élus et les fonctionnaires de l'arrondissement, même s'ils ont souvent croisé le fer avec sa présidente.
Avec tout ce qu'elle a réalisé pour ses concitoyens, Juliette Barcelo aurait eu droit, depuis plusieurs années, à un repos bien mérité. En dépit de ses problèmes de santé, elle a continué à défendre les projets qui lui tenaient à coeur tout en s'assurant de préparer la relève. Ses collaborateurs ont pu constater qu'elle était très exigeante, mais qu'elle était aussi animée d'une grande générosité. Et l'on peut affirmer, sans trop de risques de se tromper, que si elle confie les rennes de l'APRIDS à ses successeurs, c'est parce qu'elle est convaincue qu'ils sont prêts à relever les défis qui les attendent.
Dans un autre texte, les lecteurs de ce journal pourront prendre connaissance des décisions que l'APRIDS a adoptées, lors de son assemblée du 25 novembre. Ses représentants vont certainement continuer à défendre les intérêts des résidants de L'Île-des-Soeurs et une chose est bien certaine: Juliette Barcelo ne sera jamais bien loin pour surveiller leurs performances.
Juliette Barcelo tire sa révérence
Une lourde perte pour l'APRIDS
À l'assemblée générale de l'Association des propriétaires de L'Île-des-Soeurs (APRIDS), le mercredi 25 novembre, une grande dame brillait par son absence. Juliette Barcelo était retenue chez elle, pour des raisons de santé et elle avait indiqué qu'elle ne briguerait pas un nouveau mandat à la présidence.
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