« Je n'ai pas eu la confirmation officielle de la fermeture du bureau de projet, mais tout semble l'indiquer. Dans un tel cas, ça signifie l'abandon du projet de modernisation de la rue Notre-Dame et le statu quo est inacceptable », de commenter Réal Ménard, maire de l'arrondissement de Mercier – Hochelaga-Maisonneuve, lorsque rejoint par les Nouvelles Hochelaga-Maisonneuve.
La lecture qu'en fait le magistrat, c'est que le gouvernement a décidé de prioriser la reconstruction de l'échangeur Turcot et il se dit que la rue Notre-Dame peut encore attendre. C'est la seule explication qu'y voit M. Ménard. Un point de vue, qu'évidemment, il ne partage pas.
« Je ne m'attendais pas à un tel rebondissement. C'est toute une surprise et une grande déception. Nous ne baisserons pas les bras et des rencontres sont à prévoir entre les intervenants locaux, provinciaux et fédéraux pour voir la suite à donner au dossier. Nous nous mobiliserons. »
Dans les prochains jours, M. Ménard écrira au nom de ses collègues de l'arrondissement au maire de Montréal, Gérald Tremblay, pour s'enquérir de la situation. Il lui rappellera l'importance que revêt ce dossier pour les gens de l'est de Montréal.
Récemment, le ministère des Transports du Québec (MTQ) dévoilait qu'il investira près de 4,2 G$, en 2010-2011 dans le réseau routier québécois, dont plus de 500 M$ dans l'île de Montréal. Quelques millions pour poursuivre les travaux amorcés sur la bretelle Souligny, qui relie la rue Notre-Dame à l'autoroute 25, mais rien pour le projet proprement dit.
En 2007, lors d'une conférence de presse tenue au marché Bonsecours pour annoncer une enième fois la modernisation de la rue Notre-Dame, la ministre des Transports, Julie Boulet, et le maire Tremblay affirmaient que le projet était bien en selle et que tout avait été planifié. Conscients des nombreuses annonces tenues précédemment, ils avaient souligné à plusieurs reprises que cette fois-ci était la bonne !
On expliquait alors que les travaux s'échelonneraient sur une période de six ans; que le budget était de 750 M$, dont 625 M$ proviendraient du gouvernement du Québec et 125 M$ de la Ville de Montréal. Une somme représentant 25 % du budget avait été prévue pour faire face aux dépassements des coûts.
Depuis, les coûts ont explosé. Ils ont doublé et plus rien ne tient. Un bureau de projet a reçu le mandat de réviser les coûts pour que la facture soit moins élevée. Et maintenant, ce bureau est fermé avant même qu'un projet amendé ne soit adopté.
Les résidents de l'est de Montréal, qui attendent depuis plus de 30 ans la modernisation de la rue Notre-Dame, devront, une fois de plus, faire preuve de patience.
La modernisation de la rue Notre-Dame remise aux calendes grecques ?
La fermeture du bureau de projet chargé de réviser le projet de modernisation de la rue Notre-Dame pour en réduire les coûts pourrait bien signifier indéfiniment le report du dossier.
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Commentaires
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- Jean Jacques
- - 13 Avril 2010 à 09:26:15
Je pense qu'il s'agit d'une bonne nouvelle en soit. Nous avons pas besoin des solutions des années 50 (une autoroute) pour défigurer le quartier. Il faut absolument que ce lien soit transformé en boulevard urbain avec un développement d'espaces vert et d'habitations. Il faut remettre en valeur le sud de Montréal. Nous avons la chance de vivre sur le bord du fleuve, il faut redonner accès des gens au fleuve. On ne règlera pas les problèmes de pauvreté, de prostitution et de toxicomanie dans le sud de Montréal en construisant une autoroute. Les gens de l'ouest l'on bien compris et il est probable que l'échangeur turcot soit transformé en boulevard urbain avec l'ajout de parcs, d'espaces vert et de transport en commun rapide. (Richard Bergeron y travaille). Je souhaite la meme chose pour le centre sud et hochelaga-maisonneuve.
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- Jean Jacques
- - 12 Avril 2010 à 13:45:32
Je pense qu'il s'agit d'une bonne nouvelle en soit. Nous avons pas besoin des solutions des années 50 (une autoroute) pour défigurer le quartier. Il faut absolument que ce lien soit transformé en boulevard urbain avec un développement d'espaces vert et d'habitations. Il faut remettre en valeur le sud de Montréal. Nous avons la chance de vivre sur le bord du fleuve, il faut redonner accès des gens au fleuve. On ne règlera pas les problèmes de pauvreté, de prostitution et de toxicomanie dans le sud de Montréal en construisant une autoroute. Les gens de l'ouest l'on bien compris et il est probable que l'échangeur turcot soit transformé en boulevard urbain avec l'ajout de parcs, d'espaces vert et de transport en commun rapide. (Richard Bergeron y travaille). Je souhaite la meme chose pour le centre sud et hochelaga-maisonneuve.
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- Carl Bégin
- - 9 Avril 2010 à 12:46:01
Suite à l'annonce de la fermeture du bureau de projet de la rue N-D (TJ de Radio-Canada, le 9 mars 2010, reportage de D.Gentile), Réal Ménard, maire de l'arrondissement MHM, écrira au maire de Montréal pour s'enquérir de la situation et exigera possiblement la complétion de la rue l'Assomption, nonobstant les tergiversations portant sur l'avenir de la rue Notre-Dame. Ce qui à première vue semble une bonne idée pour l'arrondissement, (RE: prolonger l'Assomption entre Hochelaga et N-D pour désenclaver et développer le site de l'ancienne Canadian Steel Fondery) pourrait servir de prétexte au prolongement de l'autoroute. Rappelons que le projet MTQ-Ville prévoyait connecter l'axe Souligny à la rue Notre-Dame via l'Assomption... Ainsi, après le prolongement de Souligny vers l'ouest, travaux jugés illégaux pour certains, l'autoroute pourrait se poursuivre par la construction d'un autre segment de 3 ou 4 kilomètres. Resterait alors environ 5 kilomètres à bétonner entre la voie du CN et les voies rapides derrière Radio-Canada... Si le prolongement de l'Assomption est programmé depuis longtemps, je pense que sa planification et sa réalisation doivent être sous la gouverne de la ville de Montréal. Le secteur l'Assomption est résolument un projet urbain. En l'état actuel, je pense qu'il est préférable de s'opposer à un partenariat MTQ-Ville. En résumé, et comme le recommande plusieurs intervenants dont la DSP, la lettre du maire de l'arrondissement pourrait contenir les demandes suivantes: implanter sans délais des mesures d'apaisement de la circulation dans les rues du quartier; lancer une véritable consultation avec le décorum et la transparence de l'OCPM sur le devenir du secteur l'Assomption; procéder à une enquête O/D pour le camionnage; rendre publique les plans révisers qui sont actuellement sur la table du service d'urbanisme de la ville. Cette révision fait suite à la demande de la ministre Boulet de revoir le projet pour en abaisser les coûts; instaurer un processus d'évaluation des impacts de santé potentiels alors que le projet est encore en phase de planification; laisser ouverte la possibilité d'un accès au fleuve et d'échange de terrains entre l'autorité portuaire de Montréal et la Ville. Bien sûr, cette liste n'est pas exhaustive. Nous devons saisir l'opportunité que représente le report du projet Notre-Dame pour faire en sorte que les décideurs, les planificateurs et la population réalisent que ce projet est beaucoup plus qu'un projet de transport, aussi complexe soit-il. C'est d'abord et avant tout un projet de développement urbain. A nous de définir les principes dircteurs qui guideront le travail des concepteurs/planificateurs/ingénieurs. Tôt ou tard, ils se pencheront à nouveau sur l'avenir de la rue notre-dame et le devenir des quartiers en rive. La santé, la sécurité, l'équité, la mobilité et la durabilité doivent être au coeur des objectifs de développement de la métropole.
