Comme je l’écrivais dans ma plus récente chronique, je devais me rendre à Port-au-Prince aujourd’hui le 13 janvier en après-midi. C’est vers 19h, hier, que j’ai reçu la nouvelle : une amie chère, un proche martiniquais et une journaliste montréalaise m’ont appelé, coup sur coup, pour s’assurer que j’étais en sécurité et pour savoir si j’avais des nouvelles de nos amis.
Je vous rassure, tout va bien, au moins en ce qui me concerne. Je ne sais toujours pas comment je vais rentrer au pays, ni quand, mais je devrais pouvoir m’arranger avec Air Canada d’ici peu. Autrement, en ce qui concerne nos amis : selon mes informations, Dany Laferrière, Rodney Saint-Éloi et Chantal Guy sont sains et saufs. Par contre, pas de nouvelles encore des écrivains résidants en Haïti.
Au vu des images diffusées ici, il y a de quoi s’inquiéter, d’autant plus que la catastrophe risque de prendre encore plus d’ampleur d’ici les prochaines heures, les prochains jours. Tout va bientôt manquer : l’eau, la nourriture, le logement. Et avec les milliers de morts qu’on commence à dénombrer, faut s’attendre à ce que les risques d’épidémie s’accentuent d’heure en heure. Reste seulement à espérer que les secours s’organiseront rapidement et que nos amis seront rapatriés au plus vite.
J’avoue, j’ai franchement peur que ça ne dégénère. Haïti était déjà un pays gravement touché par la pauvreté et le manque de tout, un pays à la sécurité et à l’organisation déficiente: imaginez maintenant!
Comme s’ils avaient besoin de ça en plus…
Haïti, perle noire des Antilles
Je l’ai échappé belle... Je suis toujours en Martinique. Sain et sauf, quoique sous le choc.
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