Pour une société solidaire envers les personnes vulnérables



Photo: Courtoisie

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Publié le 27 Mai 2011
Publié le 27 Mai 2011
 

Le Québec confronté à la question de l’euthanasie

Du point de vue des tenants de l’euthanasie, le débat sur la question de mourir dans la dignité reste abstrait et empreint de désespoir. Ceux-ci envoient un message négatif à notre société en mettant au-dessus de toute valeur sociale leur «droit à l'autonomie», c'est-à-dire leur droit à l'euthanasie ou au suicide assisté lorsque la vie n'aura plus de sens POUR EUX.

Sujets :
Pays-Bas , Québec , Dignité

Il n'y a qu'un pas de ce «droit de mourir» au «devoir de mourir» invoqué par certains, qui voient aussi en l'euthanasie une manière de soulager les proches. Selon plusieurs, la loi devrait permettre à quiconque d'exercer «son droit de mourir».

De quel droit s'agit-il? Rappelons que les lois existent afin de protéger les individus et la collectivité. La société québécoise s'est dotée de programmes pour enrayer le suicide parce que les Québécois estiment que la vie vaut la peine d’être vécue et parce que le suicide entraîne des conséquences dévastatrices sur les autres (famille et entourage du suicidé). On fait en sorte que ceux qui souffrent, et même ceux qui ont le mal de vivre, bénéficient d'un soutien psychologique et social efficace.

Pas une option, un choix tragique

La société québécoise est unanime à reconnaître que le suicide n'est pas une option, mais un choix tragique. Pourquoi veut-on faire du SUICIDE MÉDICALISÉ ou de l'euthanasie des options? Qu'est-ce qui pousse certains groupes à exiger que la société endosse le suicide médicalisé et à demander à une tierce personne, par exemple un médecin, de lui donner la mort par injection létale lorsqu'il en aura assez de vivre?

Cette forme d'autonomie, sous couvert d'humanisme, entraînera les mêmes abus qu'aux Pays-Bas où de nombreuses personnes sont, année après année, victimes d'une euthanasie sans consentement, ainsi que le démontre l'étude effectuée par Van der Heide et ses collaborateurs, en 2007.

Derrière la décriminalisation de l’euthanasie se cache l’abus ultime.

De plus, en 1995, pour la première fois, des médecins ayant pratiqué l'euthanasie sur des nouveaux-nés atteints de spina bifida ou de trisomie 21 ont été poursuivis. Ces médecins ont été reconnus non coupables.

Mentionnons également le protocole de Groningen, qui a été adopté par l'Association des pédiatres des Pays-Bas, en 2005, dans le but de protéger des poursuites les médecins qui pratiquent l'euthanasie sur des enfants atteints de maladies graves.

Pour une fin de vie digne et naturelle

À qui profiterait réellement une décriminalisation de l’euthanasie au Québec?

Dans une autre étude réalisée en Belgique, et publiée en 2010 dans le CMAJ, on note que 31,7% des euthanasies ont été pratiquées sur des personnes n'ayant pas signé de formulaire de consentement; dans certains de ces cas, le médecin jugeait que l'euthanasie était dans le meilleur intérêt du patient.

Par ailleurs, comment peut-on parler d'autonomie et de liberté de la personne lorsque les balises légales ne sont évidemment pas respectées?

Le réseau Vivre dans la Dignité (www.vivredignite.com) soutient qu'une fois bien renseignés, les Québécois rejetteront massivement l'euthanasie et le suicide assisté à cause des risques majeurs qu'ils présentent pour les personnes en fin de vie, c'est-à-dire les personnes les plus vulnérables de notre société.

Vous pouvez adhérer gratuitement au réseau en signant son manifeste pour une fin de vie digne et naturelle et pour la promotion des soins de santé de qualité au Québec.

vivredignite.com/manifeste/manifeste.html

Linda Couture

Directrice, Vivre dans la Dignité

Citoyenne de Lachine

Commentaires

  • Nom de l\'usager
    Jeannine Labbé
    - 30 Mai 2011 à 09:29:03

    Dieu donne la vie et Dieu SEUL la reprend! Je suis 100% contre l'euthanasie et le suicide assisté. En acceptant cela, ce serait une dégringolade en faisant disparaître les cas de sclérose en plaques, parkinson, dystrophie musculaire, handicapés mentaux et physiques, etc... etc... Toutes les raisons seraient bonnes pour éliminer toutes les personnes âgées dans les CHSLD qui selon certains nous coûtent trop cher! Pourquoi pas vider aussi les prisons, tant qu'à y être... Ce serait répondre aux avances du diable et non servir Dieu. Je suis 100% contre! Les médecins, SVP, réveillez-vous!!! Où est votre conscience? Jeannine Labbé Montréal

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  • Nom de l\'usager
    Danielle Hudon
    - 30 Mai 2011 à 09:28:32

    Y aurait-il moyen s.v.p. de laisser le choix à chaque personne de décider pour elle-même ce qu'elle veut plutôt que de nous répéter depuis si longtemps les mêmes arguments? Pourquoi ne pas plutôt insister pour que chaque personne laisse des directives écrites claires sur ses propres choix par le biais de Directives médicales anticipées? Ainsi, tous ceux qui veulent éviter l'aide médicale à mourir l’éviteraient et ceux qui veulent s'en prévaloir pourraient le faire aussi. J'ai suivi ce débat depuis un an et cette façon harcelante de vouloir à tout prix imposer un choix me dérange. Une loi claire, bien balisée et des directives anticipées écrites laisseraient à chacun la possibilité de choisir et n'imposeraient absolument rien à personne.

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    • Nom de l\'usager
      Linda Couture, Directrice Vivre dans la Dignité
      - 20 Juin 2011 à 09:45:07

      Madame Danielle Hudon, Personne vous parle d'imposer un choix. Vous avez tout à fait le choix de décider pour vous-même de vivre ou mourir. Le suicide est légal et notre société québécoise a tout mis en branle, des programmes et des services pour AIDER les personnes qui pensent à se suicider plutôt qu'à les encourager à le faire. La société reconnaît que le suicide n'est pas une option et que c'est un choix tragique pour TOUS. Pour être cohérent, il faut reconnaître que le suicide assisté médicalisé n'est pas une option non plus. Sur la question de choisir de mourir par le biais de Directives anticipées et d'être euthanasié il ne faut surtout pas demander à une tierce personne ( ex Médecin) de le faire pour vous ou d'être complice de vos actes ( dans le cas du suicide assisté) Afin de pousser votre réflexion, je vous invite à lire un second article Ne soyons pas naîfs, il y aura des abus http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/opinions/points-de-vue/201106/10/01-4408051-ne-soyons-pas-naifs-il-y-aura-des-abus-.php

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