« Je leur assure tout d’abord de mon amitié et je les invite à aller fumer dehors. Je suis même prête à aller avec eux pour qu’ils comprennent bien que ce n’est pas eux que je mets dehors, mais bien la cigarette qu’ils fument. La plupart du temps, ça fonctionne et le message passe bien », laisse-t-elle savoir.
Selon Statistique Canada, 17 % des enfants de 0 à 17 ans sont régulièrement exposés à la fumée secondaire à la maison. Un pourcentage presque deux fois plus élevé que celui relevé au Canada (9,5 %). « Les enfants, contrairement aux adultes, ne peuvent pas faire ou dire grand-chose quand on fume autour d’eux. C’est pour cette raison que les parents doivent être conscients que la cigarette est néfaste pour les enfants. Moi-même, je suis beaucoup plus stricte sur ce point depuis que je suis maman. »
Médecin-conseil chez Acti-Menu, Roxane Néron confirme les propos de Mme Marquis: « Les enfants exposés à la fumée secondaire ont 50 % plus de risques de développer des infections ou des problèmes respiratoires tels que l'asthme, une pneumonie, une toux et une bronchite. Une réalité préoccupante, surtout que les deux tiers de la fumée émanant d'une cigarette ne sont pas inhalés par le fumeur, mais plutôt libérés dans l'environnement immédiat, contaminant ainsi l'air des gens qui s'y trouvent », souligne-t-elle.
Élyse Marquis se souvient qu’à l’âge de 11 ans, son père, un fumeur invétéré, avait décidé d’arrêter à la suite d’une une courte discussion qu’ils avaient eue.
« Je lui ai juste dit que s’il n’arrêtait pas de fumer, et bien moi, j’allais commencer. À partir de cette journée-là, il n’a plus fumé une seule fois ».
Plus tard, comme pratiquement tous les jeunes qui ont vécu leur adolescence dans les années 1980, elle a bien fumé une ou deux cigarettes, « mais je n’ai vraiment pas aimé ça, alors j’ai tout de suite arrêté, souligne-t-elle. De toute façon, j’aurais été gênée de fumer après que mon père eut arrêté à cause de moi ».
