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Chroniques du dépanneur

<em>Chroniques du dépanneur</em>

Chroniques du dépanneur

Louise Potvin
Publié le 13 Novembre 2009
Publié le 16 Février 2010
Louise Potvin

Dans Chroniques du dépanneur, Martin Boisclair parle des gens de son village natal, Saint-Léonard-d'Aston, dans la perspective de ses huit ans. À travers 21 courts tableaux, on apprend à connaître tante Hortense, mais aussi M. Leblanc, M. Aubry et les autres clients qui fréquentaient le petit dépanneur face à l'église, commerce que tenait son père et que sa sœur opère toujours aujourd'hui.

Sujets :
École de théâtre du cégep Saint-Hyacinthe , Rigole Martin Boisclair , Rue Saint-Denis.La

La trame de l'histoire: le petit Martin découvre son père qui creuse un trou au sous-sol. Cette intrigante activité se fait vite remarquer par les clients du commerce familial. Elle fait naître des rumeurs au village, au grand dam du jeune garçon qui défend son père bec et ongles contre les ragots.

La vie dans le dépanneur

«Le dépanneur et notre cuisine étaient séparés par une porte en deux parties. Celle du haut était toujours ouverte, ce qui fait que les clients nous voyaient.» Côté intimité, il se fait mieux, rigole Martin Boisclair, devant son double allongé au bistro Le Barbare, rue Saint-Denis.

La quasi-totalité des chroniques relate des faits vécus, les noms des gens de Saint-Léonard-d'Aston n'ont même pas été changés... Mais avec 25 ans de recul, même l'auteur n'arrive pas toujours à démêler l'imaginaire du réel.

Monsieur Smith

Il a donc dû fouiller ses souvenirs et faire appel à ceux de son entourage. «Un jour, avec ma sœur, nous avons dévalé la colline qui menait à un tracel, un pont pour laisser passer le train. On l'entendait venir. Lorsque nous y sommes parvenus, le train était passé. Un homme était étendu dans une flaque de sang. C'est tout ce dont je me rappelais.»

Suicide? Accident? «Je n'ai jamais su. Ma sœur et moi n'en n'avions jamais reparlé jusqu'à ce que je décide d'écrire mon livre. C'est là qu'elle m'a appris avoir mis des années à se remettre de la découverte du cadavre et qu'elle non plus ne connaissait pas les circonstances du drame.»

Un peu comme on le fait pour exorciser un mauvais rêve, Martin Boisclair donne un air de fête aux funérailles, la chronique faisant suite à la macabre découverte. «Une sorte de rire nerveux» qui lui permet de se libérer de son premier contact avec la mort, dira l'auteur.

Il s'appelait Monsieur Smith...

Performance théâtrale

Chroniques du dépanneur est à l'origine du spectacle solo rempli d'humour et de délicieuses trouvailles, écrit et interprété sur scène par Martin Boisclair, diplômé de l'École de théâtre du cégep Saint-Hyacinthe en 2001. La pièce tourne en province depuis l'an passée.

Chroniques du dépanneur est publié chez Dramaturges Éditeur.(Propos recueillis par Louise Potvin)

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