«L'oud est un instrument qui a l'avantage de regrouper la mélodie et la percussion. Il apporte toujours un certain swing. On le retrouve à la base de toute la musique arabe, car il donne beaucoup de rythme», indique le musicien.
À l'occasion du Festival du monde arabe de Montréal, Mohamed Masmoudi participera à quatre concerts. Le 21 octobre, il accompagnera le musicien arménien Araïk Bartikyan à la salle du Gesu. Le 4 novembre, il sera à la Place des Arts aux côtés du virtuose argentin du flamenco Jorge Martinez. Le lendemain, on le retrouvera auprès d'artistes de la relève, dont Karim Benzaid de Syncop, lors de l'événement Des rythmes pour le dire. Enfin, le 7 novembre, il sera de la création multidisciplinaire Fous de Dieu.
«J'aime aborder des musique de tous les continents, cela me permet d'approcher d'autres cultures», déclare le musicien, qui s'initie en ce moment à la musique indienne. «Plus on apprend, plus on s'enrichit.»
Né à Tunis, Mohamed Masmoudi a posé le pied il y a 15 ans au Nouveau-Brunswick, où il a étudié la guitare classique à l'Université de Moncton, avant de s'installer à Montréal, où il vit actuellement sur la rue De Mentana.
Ce musicien professionnel, qui enseigne dans une école privée, a commencé à jouer de la musique à l'âge de douze ans. Guitare, basse, piano: Il maîtrise plusieurs instruments, avec une prédilection pour l'oud, cet instrument traditionnel très répandu dans les pays arabes, en Turquie, en Grèce et en Arménie.
Plusieurs artistes du Plateau Mont-Royal participent au Festival du monde arabe de Montréal, notamment Shradda Danielle Blay (Maure Show), Marianne Trudel et Kais Demers (Orchestre Okto Echo), Émile Monnet (Odaya), Jorge Martinez, Miguel Medina, André Désilet et Mohamed Coulibali (Salaam).
Magicien de l'oud
Originaire de Tunis, Mohamed Masmoudi a fait de l'oud, véritable symbole de la musique arabe, son instrument de prédilection. (Photo: Éric Carrière)
- Nombre de fois lu : 310
- Coter
- Haut de page
