La CSMB estime que ce projet devrait normalement susciter l’enthousiasme chez les familles, la communauté et les élus de l’arrondissement de Verdun. Ses représentants déplorent le climat d’antagonisme et de confrontation qui teintent les débats sur le choix du site de cette nouvelle construction. «Notre responsabilité est d’asseoir des élèves en classe et de les scolariser», dit Mme Lamarche Venne.
La CSMB exclut toutefois toute participation financière aux dépenses qu’occasionneraient les recommandations du comité du travail pour rendre le projet moins irritant aux résidents des zones contigües. Pourtant, les représentants de cet organisme ont participé aux séances d’informations au cours desquelles la détermination des opposants était manifeste. Ils ont aussi siégé sur le comité de travail qui a élaboré les recommandations entérinées par le conseil d’arrondissement. La présidente est laconique à cet égard : «Les décisions d’ordre urbanistique appartiennent à l’arrondissement», affirme-t-elle.
La CSMB soutient avoir effectué toutes les démarches possibles afin d’obtenir le budget requis du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS). Cela s’est traduit par une subvention de 10,5 millions $ pour ériger une deuxième école à L’Île-des-Sœurs. Pour la CSMB, les orientations du MELS sont claires : cette somme doit couvrir la construction des 21 locaux envisagés et des autres installations dédiées aux élèves.
On semble donc se diriger de plus en plus vers une impasse, dans ce dossier. Les opposants sont bien structurés et ils soutiennent être prêts à «faire battre» le règlement de zonage, dès qu’il sera présenté. Ni la CSMB, ni le MELS ne semblent disposés à participer (financièrement) aux efforts de l’arrondissement pour rendre le projet plus acceptable aux citoyens des zones contigües.
«Pas de terrain, pas d’école!»; la position de la CSMB (et du MELS) a le mérite d’être claire. La question fondamentale reste donc entière : «Où iront les élèves du primaire en 2013?»