L’arrondissement de Verdun a transmis au Magazine une copie du document de sept pages préparé par NAQ. L’organisme soutient, dans ce texte que l’article 68 de la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune, la délocalisation est désormais interdite. On peut aussi y lire que « les surpopulations de castor et les risques de propagation de maladie sont des facteurs qui excluent la délocalisation ». La signataire du rapport, Jacinthe Guimond, explique qu’il serait possible de capturer les castors, mais qu’on ne pourrait les transporter ailleurs à moins d’une entente avec un gestionnaire d’animaux sauvages (zoo, centre d’interprétation).
C’est l’arrondissement de Verdun qui a mandaté NAQ pour la préservation des bandes riveraines et, comme cet organisme n’a pas d’expertise spécifique dans le domaine du piégeage, il a communiqué avec le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF), pour s’enquérir des démarches à suivre pour contrer les méfaits des castors. NAQ s’est référé à deux ressources expérimentées en piégeage, pour réaliser son mandat : Claude Sirois, du MRNFQ et Pierre Léonard, président de l’Association des trappeurs Montréal/Laval/Montérégie. C’est d’ailleurs ce dernier qui est intervenu sur le terrain pour l’installation des pièges.
On apprend également, à la lecture de ce rapport, que les pièges avaient été installés quelques semaines avant l’incident qui a causé la mort du chien d’une résidante de L'Île-des-Sœurs. Normalement, l’installation de tels pièges est autorisée entre le 8 novembre et le 1er avril de chaque année, mais NAQ aurait obtenu l’autorisation de les installer plus tôt, parce qu’il ne s’agissait pas d’une trappe sportive.
Dans son rapport, NAQ soutient que les pièges ont été installés dans des endroits hors de portée du public. Conçus pour tuer des bêtes comme le castor, ils seraient assez puissants, selon le MRNF, pour briser le bras d’un enfant ou d’une femme, mais il ne pourrait y avoir une atteinte plus grave.
Comme on le sait, à la suite du tragique incident du 1er novembre dernier, les quatre pièges installés à L'Île-des-Sœurs ont été retirés. Au moment d’écrire ces lignes, l’arrondissement de Verdun n’avait pas encore statué sur les nouvelles mesures qui seraient prises pour contrer les ravages des castors. L’organisme NAQ propose toutefois deux options : une entente avec un zoo ou un centre de conservation où l’on pourrait transporter les castors capturés ou une entente avec un vétérinaire pour l’euthanasie des castors capturés. NAQ envisage aussi la protection des arbres avec des treillis métalliques et poursuit des discussions avec les agents du MRNF afin de trouver des solutions rapides et adaptées à la situation.
Nature-Action Québec aurait respecté les normes
Piégeage de castors
Dans un rapport daté du 5 novembre dernier, l’organisme Nature-Action Québec (NAQ) en arrive à la conclusion que l’activité de piégeage des castors, à L'Île-des-Sœurs a été faite selon les règles et méthodes en vigueur.
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