Elle n’est pas bien loin l’époque où nous faisions des cabanes dans les arbres dans un petit boisé des environs. De nos jours, quand les mamans crient que le souper est prêt, les enfants ne sont pas à l’extérieur en train de jouer, mais devant l’écran d’un ordinateur ou d’une télé. Préoccupé par les habitudes de vie des jeunes d’aujourd’hui, François Cardinal, éditorialiste à La Presse vient de publier un essai intitulé «Perdus sans la nature – Pourquoi les jeunes ne jouent plus dehors et comment y remédier» aux Éditions Québec-Amérique.
La sédentarité des enfants nés au tournant du millénaire qui connaissent tous les noms des Pokémon mais qui sont incapables de nommer les arbres, les oiseaux et les plantes qui entourent leur maison, inquiète François Cardinal. Jeune père de famille, l’éditorialiste de La Presse aborde cette réalité en décrivant l’urbanisation effrénée qui éloigne l’enfant de la nature, souvent réduite à la vue par le fenêtre d’un écureuil ou d’un chat traversant la rue. L’auteur constate sans condamner; il invite à une réflexion sur les conséquences des habitudes actuelles de vie entre quatre murs à l’abri du monde extérieur. «Va jouer dehors!», faudra-t-il répéter à l’infini.
