On se souviendra que M. Coderre, qui prend la relève de la sénatrice Céline Hervieux-Payette, appuyait Michael Ignatieff lors de la course au leadership de 2006. « J’en suis très heureux et très fier, déclare M. Coderre. C’est une très belle marque de confiance que me témoigne M. Ignatieff en me nommant à ce poste. J’entends bien relever ce nouveau défi et m’acquitter de ces nouvelles responsabilités avec la même passion, la même détermination et la même rigueur qui m’ont caractérisé dans toutes les fonctions ministérielles et parlementaires que j’ai eu à assumer depuis mon élection à la Chambre des communes en 1997. « Cette fonction va me permettre de jouer un rôle de premier plan dans l’organisation et l’action politique du Parti libéral du Canada au Québec. Je milite dans ce parti depuis près de 30 ans. J’en connais bien les rouages et je partage ses valeurs et ses idéaux. Je veux que le PLC redevienne le parti préféré des Québécoises et des Québécois sur la scène fédérale. ».
Retour à la défenseEn plus de la responsabilité de lieutenant politique québécois, M. Coderre redevient porte-parole en matière de défense, poste qu'il a occupé de janvier 2007 à avril 2008 et qu'il a dû laisser à regret pour s'occuper du patrimoine, l'équivalent, à Ottawa, du ministère de la Culture au Québec. C'est son collègue d'Honoré-Mercier, Pablo Rodriguez, qui devient responsable du patrimoine.
M. Coderre, reconnu pour son franc-parler, avait tenu tête au ministre de la Défense de l'époque, Gordon O'Connor, en se rendant en Afghanistan par ses propres moyens pour constater de visu le travail des soldats canadiens déployés là-bas jusqu'en 2011. C'est maintenant Peter MacKay qui dirige le ministère de la Défense.
Soulignons que le chef déchu, Stéphane Dion, a préféré ne pas être le porte-parole de quelque dossier que ce soit, même si M. Ignatieff souhaitait lui en offrir un.
