Si le Tournoi Olympique de Montréal (TOM) a lieu au mois de janvier, les organisateurs se penchent dessus dès l’été de l’année précédente. « On a clos l’édition 2008 en février. Puis, la reprise a eut lieu au mois de mai. Dès le mois de juin, on commence à sélectionner les équipes », explique Lise Desroches, présidente du TOM et bénévole. Plus de 200 candidatures ont été déposées, 88 équipes ont été sélectionnées. « N’importe qui peut s’inscrire, de toute la province du Québec. Gatineau, Mirabelle, Trois Rivière… les joueurs viennent de partout », poursuit Lise Desroches.
Au mois d’août les bénévoles commencent à se réunir tous les mois, tout le monde est convié. « Puis au mois d’octobre, cela s’accélère. Les demandes de commandits, les inscriptions, c’est du travail », note la présidente du tournoi. Le 4 janvier, l’équipe a débarqué au centre Etienne Desmarteau à Rosemont pour être fin prêt pour le 6 janvier. Ensuite, durant 12 jours, les bénévoles vont travailler fort pour faire tourner l’évènement.
« C’est une véritable chaîne où chaque maillon est vivement important », souligne Pierre Aubin, coordinateur du hockey. Admission et billetterie, cuisine, équipement, registrariat, coordination, organisation. Il en faut des bénévoles. Plus de 30 d’entre eux s’occupent de la cuisine. En effet, 3500 de pâtes variées sont servis aux joueurs après chaque joute. Un repas chaud est proposé à tous les bénévoles, midi et soir.
« Le service des équipements nécessite lui aussi, beaucoup de bénévoles », explique Lise Desroches. Ce sont eux qui réceptionnent tout le matériel et qui l’emmènent dans les vestiaires ensuite. Les marraines ont également un rôle bien spécifique. « Elles prennent en charge l’équipe, veillent à leur confort, sont les communicantes en cas de pépin », éclaircit Sylvie Létourneau, leur responsable. Elles sont aussi là pour les supporter et les encourager. Julie a 20 ans. Elle adore l’ambiance. « ça fait plus de huit ans que je joue ce rôle, la relation avec les coachs et les joueurs est super ! »
Dans tous les coins de l’aréna, ça fourmille de bénévoles. Pierre Lachance s’occupe des cartes de hockey, à la boutique souvenir. « Allez le voir avec n’importe quelle carte, il connaitra sa valeur ! » sourit Lise Desroches. Sur les deux patinoires, cinq jeunes s’occupent de la musique. Alexandre a 13 ans, il vient la fin de semaine avec ses amis pour choisir et diffuser la musique : « Avant je participais au tournoi. Maintenant je donne de mon temps, et j’aime ça ! »
Tout le monde est le bienvenu, la seule exigence est de s’engager pour un minimum de 4 heures. « Souvent les gens reviennent d’une année sur l’autre, et puis le bouche à oreilles est très efficace », remarque Lise Desroches. Beaucoup d’entre eux ont commencé il y a quelques années. « Moi c’était il y a 15 ans, se souvient Sylvie Létourneau. Des liens affectifs se créent, la dynamique est excellente ! » Mais méfiez-vous quand on commence, il parait qu’on devient accroc !
Plus de 100 bénévoles âgés de 12 à 74 ans font vivre le Tournoi Olympique de Montréal
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