Mais longévité ne rime pas (toujours) avec routine. Le Festival international ajoute chaque année une nouvelle corde à sa guitare, «dans une perspective de développement constant», explique Catherine Jobin, directrice de l’événement.
Cette année, le versant écologique est au centre des préoccupations des organisateurs. «Le festival prend un vrai virage écologique, souligne-t-elle, les volets sociaux et économiques, ont toujours été important pour nous, et nous tenons à faire maintenant de cette grande fête, un événement responsable.»
À sa création en 1998, le Festiblues, imaginé par cinq éducateurs, avait pour vocation d’aider les jeunes du quartier nord de Montréal. Ceux-ci participent activement en tant que bénévole, à l’efficacité de l’organisation. Ils formeront cette année une escouade de sensibilisation à l’environnement. Incitation au covoiturage, affiches en matière recyclable, compost, «chaque intervenant sera sensibilisé d’une manière ou d’une autre à l’écologie», annonce la directrice.
C’est dans cette optique que la jeune femme a contacté Steven Guilbeault, coordonnateur général adjoint et porte-parole d’Équiterre. L’artiste donnera le coup d’envoi des festivités, avec un «slam à saveur écologique», précédé d’une allocution de 15 minutes sur la cause environnementale. Il ouvrira le festival le mercredi 12 août lors de la journée supplémentaire prévue cette année. Avec cinq jours au lieu de quatre, il y aura donc de quoi avoir du fun, pour les amoureux de Blues.
Avec l’ouverture du métro à Laval, le Festiblues attire maintenant les spectateurs du nord de la ville. Chaque année, l’événement gagne en popularité. «On espère amener la culture hors du centre-ville, dans une zone assez pauvre en manifestations de ce style», confie Catherine. Le festival gagne aussi en reconnaissance, en attirant des artistes de plus en plus reconnus.
Le jeudi 13 août, Sylvain Cossette charmera les foules, seul en scène, pour la première fois au Parc Ahuntsic. Le vendredi, un spectacle unique, crée de toute pièce pour le Festiblues, mêlera musique country, blues et pop-rock, dans une soirée «One shot deal». Les cinq jours seront clôturés par une soirée festive animée par les Porn Flakes. Le groupe appellera sur scène des invités tels qu’Eric Lapointe, ou Martin Fontaine.
Bien sûr, les puristes ne seront pas en reste, avec le concert de Bryan Lee, bluesman venue des USA, le «Ray Charles de la guitare», pour Catherine.
Les pieds au frais dans la pelouse, les spectateurs auront cinq jours pour tester leur blues-attitude.
