Avant de servir de stationnement, le terrain du monastère avait une vocation de parc. «À l'origine, il était utilisé par les Pères et par les nombreux «novices» qui occupaient le vaste noviciat de la rue Saint-Hubert. Il servait de lieux de repos, de promenade et de lecture du bréviaire. À partir de 1897, lorsque les Pères décidèrent d'organiser une procession de la Fête-Dieu; celle-ci se déroula quelques temps sur le terrain même du monastère avant qu'ils n'obtiennent la permission de circuler dans les rues des paroisses Saint-Denis et Saint-Jean-Baptiste», évoque Gabriel Deschambault, membre de la Société d'histoire et de généalogie du Plateau Mont-Royal.
Au début des années 80, il a même été question d'y aménager un parc public. «Il y a eu une réunion avec le député Gérald Godin pour présenter un projet de parc avec des buttes et des arbustes, comme cela se faisait à l'époque, mais cela n'a pas été plus loin», se souvient le Père Bussière.
L'octogénaire, qui a assuré le suivi des travaux lors de l'incendie d'une partie du monastère dans les années 80, loge toujours au centre communautaire de la rue Saint-Hubert.
Il s'interroge sur l'intégration d'un futur bâtiment de quatre étages avec son environnement, composé essentiellement de duplex et de triplex. «Là c'est dégagé, on a la vue sur la montagne. Pour les gens qui restent en face, ce ne sera pas très intéressant», croit-il. (CLH)
Une vocation de parc ?
Le père Bussière se souvient qu'un projet de parc avait été présenté à l'ancien député Gérald Godin sur les terrains du monastère. (Photo: Société d'histoire et de généalogie du Plateau Mont-Royal)
- Nombre de fois lu : 106
- Coter
- Haut de page
