Les résidants de Ville de Mont-Royal pourront ainsi bénéficier à partir des prochaines semaines de véhicules en libre-service qui seront situés dans le stationnement de l’hôtel de ville (90, avenue Roosevelt), au cœur de la ville, et à proximité du terminus de la ligne d’autobus 165 de la Société de transport de Montréal et de la gare de l’Agence métropolitaine de transport.
«Communauto fournira les véhicules et fera la gestion de toutes les opérations nécessaires à leur utilisation, en plus de verser à la Ville un montant pour la location des espaces», a déclaré Benoît Robert, président-directeur général de Communauto. Ces deux premiers véhicules Yaris seront rejoints par d'autres en fonction de la demande, sur ce stationnement ou ailleurs.
Président du Comité consultatif sur l’environnement et le développement durable, le conseiller Philippe Roy estime que l’administration municipale contribue notamment à la réduction des émissions de gaz à effet de serre en s’associant à la formule de l’autopartage.
«Nous sommes très fiers de notre association avec Communauto, a ajouté Vera Danyluk, mairesse de Mont-Royal. Ce partenariat permet de proposer à nos résidants une solution qui complètera à merveille l’utilisation du train dans leurs déplacements quotidiens, en plus d’ajouter une alternative intéressante face à la propriété d’un véhicule.»
À l'heure où les usagers se plaignent du manque de transports en commun et que les sociétés des transports se plaignent du manque d'usagers, Benoît Robert a imaginé une solution intermédiaire qui permet d'augmenter le transport collectif sans pénaliser les usagers.
En jouant sur l'offre et la demande, la croissance du nombre d'utilisateurs des transports collectifs justifiera alors vraiment le développement des transports en commun. Car l'objectif est bien là: oublier la voiture et proposer une façon de se déplacer autre que l'automobile, mais plus souple que le transport en commun pour les courses, les enfants, les sorties, etc. «Bientôt, nous proposerons un système de réservations intégrant le covoiturage», ajoute Benoît Robert.
Mais attention! Malgré l'économie, il ne faut pas considérer Communauto comme une alternative à l'automobile, car, à moins d'être vigilant, la facture mensuelle reviendrait plus chère qu'une location-vente. Par contre, l'autopartage reste une excellente alternative au taxi et un formidable complément au transport collectif.
