Pour souligner l’arrivée de ce service, c’est à bord d’un autobus que les principaux intervenants et décideurs rattachés au SRB sont arrivés à la station Pie-IX pour la conférence de presse.
« C’était devenu nécessaire, tant pour les gens de Montréal, de Lanaudière que de Laval, a d’abord dit Julie Boulet, ministre des Transports. On cherchait un service rapide, fiable et sécuritaire pour le développement du transport en commun dans l’est de l’île. Ce projet répondra au besoin de déplacement de 40 000 personnes, et bientôt de plus de 70 000. »
Ce nouveau corridor sera réservé à un service express d’autobus, et ce, 24 heures par jour, sept jours sur sept. À Montréal, un tronçon de 10 kilomètres (l’évaluation préliminaire des travaux sur le boulevard est de 154 M$) sera aménagé entre la rue Notre-Dame et le pont Pie-IX. À Laval, une voie en direction sud sera aménagée au centre de l’autoroute 25 et sur le pont Pie-IX. Il est également question que le SRB rejoigne l’autoroute 440, « donnant ainsi une alternative à nos usagers et permettant que ce nouveau service soit vraiment efficace », laisse entendre le maire de Laval, Gilles Vaillancourt.
Du nord au sud sur le boulevard Pie-IX, c’est une quinzaine de nouvelles stations centrales qui s’implanteront d’ici 2012, date souhaitée pour la fin des travaux. Au sud de la rue Sherbrooke, quatre autres stations seront aménagées, cette fois à droite de la chaussée. Le SRB pourrait entrer en fonction, sur certaines portions de Pie-IX, dès l’an prochain.
« Nous demandons à Mme Boulet et aux gens de Québec de tout faire en leur possible pour respecter les échéanciers. On veut changer rapidement la mentalité des gens et faire de Montréal une ville encore plus verte. Ce service nous aidera en ce sens », affirme le maire de la métropole, Gérald Tremblay.
« Nous avons retenu ce scénario car il nous apparaissait être le plus efficace, souligne Joël Gauthier, de l’Agence métropolitaine de transport (AMT). Il nous permet, à l’instar d’autres grandes villes, d’implanter un service de transport collectif en surface rapide et sécuritaire. On pense qu’un usager parcourra tout le tronçon montréalais en 20 minutes. »
« C’est une autoroute du transport en commun que nous venons d’implanter », ajoute Yves Devin, de la Société de transport de Montréal.
En 2002, après la mort d’un quatrième usager des autobus centraux du boulevard Pie-IX, le service avait été arrêté et déplacé en rive de ce grand axe routier. Sept ans plus tard, voilà qu’on offrira à nouveau un transport en commun à partir du centre de cette artère importante (60 000 automobilistes l’empruntent par jour).
« Nous sommes conscients de ce qui est arrivé dans le passé, mais nous pensons que le scénario retenu est sécuritaire. Notre première considération est toujours la sécurité des gens et tout sera mis en œuvre pour éviter que ne se répète ces malheureux incidents », indique M. Gauthier.
