10 - Ils m’énervent parce qu’ils ont l’air heureux. Un peu trop heureux à mon goût. Sans doute est-ce le grand air qu’ils respirent. De l’air pollué certes, mais de l’air. Alors, zen ou «stone» le cycliste? Un peu des deux j’imagine. En tout cas, une chose est sûre, ils ne sont pas stressés et stressants comme nous les automobilistes. Avez-vous déjà entendu parler d’un cas de rage au guidon? 9- Ils m’énervent parce qu’ils me dépassent tout le temps aux heures de pointe. Par la droite en plus. Une manœuvre illégale à ce que je sache. Tous les automobilistes vous le diront, c’est à gauche qu’on dépasse. J’entends déjà des cyclistes me dire: «Ben là, notre gauche, c’est le milieu de la rue bozo!» Et moi de leur rétorquer: «Eeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee.» 8- Ils m’énervent parce qu’ils disent que la route leur appartient. Qu’elle leur appartient autant ou sinon plus qu’aux automobilistes. Dans ce cas, ne devraient-ils pas suivre un cours de conduite? Ont-ils la moindre idée de ce que signifient nos panneaux? Je crois que non, car je les vois souvent passer sur la rouge et s’arrêter sur la verte. «C’est vert, pourquoi ne pas prendre une petite pause pour profiter de la nature», se disent-ils sans doute. On est écologique ou on ne l’est pas! 7- Ils m’énervent parce ça ne leur coûte pas 100 $ de gaz par semaine. Ni 400 $ à la banque chaque mois. Ni 1200 $ par année pour assurer leur vélo. ?*/$/»!?&« 6- Ils m’énervent parce qu’ils sont plus bronzés que moi. 5- Ils m’énervent parce qu’ils ont le droit de parler au cellulaire, eux! C’est à n’y rien comprendre, car il est bien moins dangereux de manœuvrer un volant d’une seule main qu’un guidon. L’automobiliste est capable de tourner uniquement avec sa main gauche ou droite. Le cycliste, non. À quand un code routier cycliste? 4- Ils m’énervent parce que plusieurs d’entre eux pédalent même l’hiver. Lendemain de tempête de neige. Les «grattes» n’ont pas encore déneigé. C’est le chaos dans les rues. Les automobilistes se partagent une voie dans les deux sens tellement il y a de neige. Et vous me dites qu’il faudrait aussi faire une place aux cyclistes assez fous pour sortir leur vélo par ce temps de chien… jamais de la vie! Mon véhicule est chaussé pour l’hiver. Pas leurs vélos! Il faut les voir avec leurs cinq couches de vêtements, leur tuque, leur foulard et leurs gants. Car, ne l’oublions pas, il fait - 30 dehors. Disons juste que la randonnée semble plutôt périlleuse. La preuve: ils ont besoin d’autant d’espace qu’une voiture, ou presque. Pas très en contrôle nos Lance Armstrong! À interdire, ça presse! 3- Ils m’énervent parce qu’ils peuvent rouler avec un vélo vieux de 30 ans, rouillé et défectueux. «Mais non, on n’est pas pour émettre des 48 heures à nos amis les cyclistes!» 2- Ils m’énervent parce que trop peu d’entre eux annoncent leurs manœuvres. Ils devraient tous le faire pourtant, c’est assez simple. On lève le bras et on le pointe à gauche ou à droite. Serait-ce la paresse? Un cycliste paresseux, ça n’existe pas voyons! Idem pour un automobiliste prudent! Allons, obligeons l’installation de clignotants sur les vélos. On veut réduire le nombre d’accidents et de décès, eh bien!, voilà une solution concrète. Enfin! 1- Ils m’énervent parce qu’ils me regardent avec condescendance quand on en découd sur les routes. Ça arrive quand on frôle l’accrochage. Monsieur sort d’entre deux véhicules. Je freine brusquement. Apeurés, mes pneus crient. L’accident est évité. C’est à ce moment, dans son regard, que je subis mon procès. Je suis au banc des accusés parce que je roule en voiture et lui en vélo. Parce que je pollue et lui non. Parce que je ne sais pas conduire et lui oui. Parce que je suis coupable et lui innocent. Il a raison quand il dit être innocent. «Maudit innocent, sors pas d’entre les voitures pis traverse aux intersections!» Excusez! Je me suis un peu laissé emporter. Ça n’arrivera plus, promis!
Pourquoi les cyclistes m’énervent…
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