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Moi, Van Gogh : Beauté superficielle

Un compte-rendu de notre collaboratrice-citoyenne Sandrine Letellier

Article mis en ligne le 20 janvier 2010 à 16:48
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Moi, Van Gogh : Beauté superficielle
(Photo: gracieuseté)
Moi, Van Gogh : Beauté superficielle
Un compte-rendu de notre collaboratrice-citoyenne Sandrine Letellier
Moi, Van Gogh, sacré meilleur film Imax 2009, est maintenant à l’affiche au centre des sciences de Montréal. Réalisé par François Bertrand et Peter Knapp, il s’agit du premier documentaire Imax consacré à un peintre.
Pendant cinquante minutes, Moi, Van Gogh survole la vie du peintre néerlandais tout en le plaçant (à travers la narration) dans un contexte contemporain. Ainsi, Van Gogh (Jacques Gamblin) décrit l’engouement dont il fait toujours l’objet. Qui plus est, il vante les mérites du directeur photo (Knapp) qu’on verra d’ailleurs travailler à plusieurs reprises dans le film. Une comédienne, Suzanne Seuzaret, campe le rôle d’Ellen, une conservatrice du Musée Van Gogh d’Amsterdam; l’œil humide, elle fait mine d’analyser les lettres du peintre adressées à son frère Théo.

Bien évidemment, s’acharner sur la narration présomptueuse ou la biographie sans substance, ce serait négliger les vertus d’Imax. L’ampleur du 2D dote les tableaux chromatiques de Van Gogh d’une précision inouïe et certes, les couleurs ont droit à un second souffle. De plus, la transposition de certains dessins en tableaux est impressionnante. Cependant, même si les coups de palette et pinceaux surgissent telles les lignes indicibles de la paume d’une main, ils sont dépourvus de profondeur. Car, l’œuvre et l’homme sont indissociables et la superficialité du film n’en capture pas l’essence. Antonin Artaud dans Van Gogh, le suicidé de la société écrivait Van Gogh est de tous les peintres celui qui nous dépouille le plus profondément, et jusqu’à la trame, mais comme on s’épouillerait d’une obsession. Quand on adhère à cette pensée, Moi, Van Gogh ne la nourrit pas assez.

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