Stéphanie Corbeil est étudiante en criminologie à l'Université de Montréal. Elle termine actuellement un stage au Palais de justice de Montréal au service « Côté Cour », un service offrant une aide professionnelle aux victimes de violence conjugale, et ensuite en débutera un autre au Honduras pour venir en aide aux femmes en difficulté. La jeune Pointelière ne lésine vraiment pas.
« Je voulais participer à un projet mondial depuis un certain moment. Ce sont des collègues de travail qui m'ont informée sur l'organisme Mer et Monde et de leur expérience lors de leur périple. Ça m'a convaincue », raconte la Pointelière de 21 ans.
À la suite de son inscription, elle commence une formation de quatre fins de semaine pour se familiariser avec son pays d'accueil. « Nos formations nous préparent au choc culturel et à la vie commune dans des familles. Elles nous aident aussi à nous définir en tant que Québécoises, car nous allons nous représenter dans d'autres pays », explique Mme Corbeil.
Le Honduras
La Pointelière a choisi de partir pour ce pays d'Amérique centrale, car elle connaît la clientèle latine : « Je rencontrais des femmes d'origine latine lors de mon stage au service « Côté Cour ». Elles m'ont touchée. Les femmes au Honduras n'ont pas l'habitude de parler des violences qu'elles subissent. Les dénonciations viennent davantage des témoins que des victimes.
« D'ailleurs, la population n'a pas une bonne image de leur service policier. J'espère alors aider quelques personnes pendant mon travail là-bas. »
L'objectif de la jeune étudiante n'est pas de changer le monde. Restant réaliste, elle désire simplement aider les femmes, tout en découvrant la situation en Amérique Centrale. « Je suis excitée de pouvoir partager leurs connaissances et leurs expertises. Je veux aussi voir ce qui se passe là-bas, pour l'incorporer à mon futur emploi ici. Il y a beaucoup d'immigrés à Montréal et ce stage pourra m'aider davantage à les comprendre », confie-t-elle.
Le Honduras a subi plusieurs bouleversements dans la dernière décennie. L'ouragan Mitch en 1999 et le coup d'État en 2008 ont rendu la situation précaire au pays, mais elle n'est pas dangereuse pour les stagiaires selon la nouvelle participante. « L'organisme ne nous laisserait pas partir s'il y avait une source de danger, mais ma famille a certaines craintes à propos de mon voyage. »
Un stage payant
Pour participer à ce stage en Amérique Latine, Mme Corbeil doit débourser près de 3000 $ pour l'hébergement, le billet d'avion et la formation, entre autres. Terminant un baccalauréat en criminologie, la jeune étudiante n'a pas les finances pour payer son voyage elle-même. Elle entame alors un long périple pour récolter les fonds nécessaires.
« Je fais des collectes de fonds pour mon voyage auprès de tous. J'ai déjà réussi à amasser la somme de 1300 $ et je ne lâche pas », admet la future étudiante à la maîtrise.
Mme Corbeil va quitter Montréal à la fin du mois d'avril. Il lui reste que quelques mois pour récolter la totalité du montant. Il est possible de l'aider en finançant son projet par l'entremise du site internet de Mer et Monde (www.monde.ca), mais il est plus facile de communiquer directement avec la stagiaire au corbeil.stephanie@hotmail.com. Un reçu d'impôt est remis pour tous les dons supérieurs à 20 $.
