Jean Trottier, un passionné du hockey, n’y va pas avec le dos de la cuillère lorsqu’il est question de son sport de prédilection. Selon lui, il est grand temps qu’on s’occupe du hockey au Québec.
Au cours des dernières années, les Québécois ne sont pas les plus populaires aux assises de la Ligue nationale de hockey. Est-ce qu’on en fait tout un plat? M. Trottier est catégorique. « Le hockey est malade au Québec! Ça ne va pas bien! Il y a beaucoup d’ouvrage à faire! »
Le fondateur du Comité des jeunes de Rosemont estime que tout doit commencer par la base. « Aller voir ce qu’il se fait à Toronto. En Suède, en Russie et aux États-Unis on paie les entraîneurs. »
Voilà ce que veut dire M. Trottier par « commencer par la base ». Malgré tout le respect qu’il a envers les bénévoles, le règne de ceux-ci à la barre d’une équipe de hockey est révolu. Leur bonne volonté ne suffit plus. Le père de famille sans aucune formation qui devient entraîneur, M. Trottier en a assez.
« Il faut les aider, leur donner des connaissances. Le hockey doit se prendre en main. La compétition est plus forte. Le sport se développe en Europe. On doit arrêter de prendre ceux qui se présentent. Ils doivent être formés et payés. Les moniteurs de camp de vacances, ils sont payés », argue-t-il.
M. Trottier juge que le peu de bagages qu’ont ces entraîneurs bénévoles met en péril le développement des futurs hockeyeurs. « On gaspille plus de talent qu’on en développe. »
Les arbitres aussi
En plus de la formation des entraîneurs, le Rosemontois juge que des programmes doivent être mis en place. Il existe déjà toutes sortes d’écoles de hockey, mais ça ne suffirait pas. « Ce n’est pas si facile que ça de mettre la main sur un entraîneur de qualité. Il faut commencer à les encourager à venir donner des cours ou tenir des écoles. Là, je parle de ceux du midget AAA ou du junior majeur. Il faut récompenser ceux qui font un bel ouvrage. Ça prend un programme. Le football et le soccer l’ont compris. Le hockey doit à son tour comprendre. »
M. Trottier va même plus loin dans ses dires. Il soutient que les arbitres sont également laissés à eux-mêmes. Comme pour les entraîneurs, il espère voir ces jeunes suivre une formation continue. « Il faut aussi améliorer leurs connaissances. Ce sont des jeunes qui doivent prendre des décisions. Ce n’est pas facile. Ils sont souvent témoins de scènes disgracieuses. Ça prend plus de cliniques pour les arbitres. »
Jean Trottier est une figure connue dans le monde du hockey à Montréal, voire même au Québec. Sa passion pour le hockey l’amène à différents endroits de la province. C’est donc avec amertume qu’il trace ce constat du hockey au Québec. « Le problème majeur est la formation. »
Voir l'article sur le journal Journal de Rosemont - La Petite-Patrie

Bonjour, Suite à cet article, Hockey Québec tient à diffuser de l'information relative à l'injection de ressources importantes dans la formation des entraîneurs de hockey mineur au Québec. Malgré son grand succès, le programme MAHG est loin d’être statique.Un projet est conduit auprès de quelques associations de tailles différentes, et ce, pour l’ensemble des quatre niveaux de formation. On y expérimentera une nouvelle vision de l’apprentissage du hockey ainsi qu’un nouveau moyen de rendre cette formation. Plutôt que d’attendre que les 20 leçons du programme aient été données avant de laisser les jeunes hockeyeurs entreprendre des matchs, on entrecoupera rapidement les séances de formation de minimatchs afin que ceux-ci puissent mettre plus rapidement en pratique certaines notions apprises. Naturellement, plus ces jeunes appartiendront à des niveaux élevés du programme et plus ces matchs seront nombreux. Évidemment, cette formule générera une révision du calendrier de la saison. Cette expérience s’accompagne également d’une nouvelle vision du côté des responsables de la formation de nos jeunes joueurs. La fédération a donné son aval à la désignation d’entraîneurs-maîtres, des formateurs reconnus pour leur bagage d’expérience. Ceux-ci ne seront pas nécessairement des entraîneurs initiation actuels. La fédération en traçait le profil au printemps 2009, tout comme elle déterminait la façon dont elle les reconnaîtra. Ces super formateurs seront rémunérés pour leurs services, une première dans l’histoire de la fédération. Ils dirigeront les leçons MAHG en s’appuyant sur les entraîneurs initiation habituels. Ces maîtres-entraîneurs devront néanmoins recevoir une formation au préalable, laquelle est en voie d’élaboration. Près d’une demi-douzaine de candidats seront invités au début du mois d’août prochain à s’y présenter en vue d’entreprendre le projet-pilote dès le mois suivant. Cette nouvelle orientation qu’emprunte la fédération ne vient pas reléguer aux oubliettes l’idée de procéder à un virage majeur de sa supervision des entraîneurs en concentrant ses efforts sur les nouveaux intervenants plutôt que sur le travail des organisations en général.