«Ce fut extrêmement difficile, mais cela revient à une question de principe. La ligne de parti voulait qu’on empêche les citoyens de contester l’entente pour l’amphithéâtre de Québec. On voulait leur enlever un droit de recours judiciaire. Je ne pouvais pas accepter ça et certains de mes collègues non plus», explique-t-elle.
Mme Lapointe se définit maintenant comme la députée souverainiste indépendante de Crémazie. «Je veux rassurer mes concitoyens qui m’ont élue que je reste la même personne qu’ils ont élue. Je vais continuer à défendre leurs intérêts et ceux des aînés pour lesquels j’ai une sensibilité particulière», assure celle qui représente la circonscription depuis 2007
Elle affirme qu’elle a déjà reçu plusieurs messages de soutien et d’approbation. «Je dois avoir une centaine de courriels de gens qui me disent merci et qui sont fiers d’avoir une députée qui se tient debout. J’en avais aussi reçu beaucoup qui disaient qu’ils ne comprenaient pas pourquoi le Parti québécois agissait de la sorte dans le dossier de l’amphithéâtre. Si les gens expriment ce qu’ils veulent, on doit les écouter.»
«J’espère que ces gestes vont amener une réflexion salutaire. Je souhaite que cet électrochoc crée du changement.» - Lisette Lapointe, députée de Crémazie
Mme Lapointe croit que son ancienne formation et les politiciens en général doivent davantage tenir compte des messages de la population. «J’espère que ces gestes vont amener une réflexion salutaire. Je souhaite que cet électrochoc crée du changement.»
La députée de Crémazie qui est aussi l’épouse de l’ex-premier ministre Jacques Parizeau, précise que, même si elle a quitté le caucus de PQ, elle reste membre du parti. «Je compte près de 40 ans de militantisme au sein du parti, alors je ne peux pas complètement tout laisser tomber. Toutefois, la direction du PQ ne peut imposer une ligne de parti comme celle-ci. Je crois aussi que nous étions timides sur certaines positions. J’espère que dans l’avenir, nous aurons un parti plus fort et plus solide», conclut-elle.
Voir l'article sur le journal Courrier Ahuntsic & Bordeaux-Cartierville
