Le Progrès Villeray–Parc-Extension a rencontré la «doyenne de Villeray», accompagnée de l’un de ses 11 enfants, Stéphane, et de sa petite-fille Stéphanie, qui comme une grande partie de la famille, résident dans le quartier.
«Presque à chaque porte, on sait qui reste là. On ne peut rien faire en cachette!», s’amuse Mme Girard.
Difficile de relater toutes les anecdotes qui s’enchaînent. Stéphane aime raconter avoir résidé dans 16 appartements différents dans le quartier et avoir commandé ses pizzas au même endroit. «Le livreur ouvrait la porte et il me voyait encore!», rigole le fils de Mme Girard.
La raison de leur attachement au quartier? «Les rues sont belles, le cachet est conservé, il y a des vitraux, les portes, les boiseries et puis la verdure. Les belles journées d’été, le feuillage fait un toit sur la rue Drolet», énumèrent-ils.
«Villeray a toujours été un quartier accueillant», présente Mme Girard.
«À l’école, on était 86 nationalités, mais il y a un vrai esprit de famille. Il n’y avait pas de cliques. Tout le monde se parle et il y a beaucoup de familles qui sont installées ici depuis longtemps», raconte sa petite-fille.
Lieux communs
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Domiciliée sur la rue De Gaspé, Mme Girard nous accueille dans ce qui était autrefois l’école Philippe-Aubert De Gaspé, qu’elle et son fils ont fréquentée. Stéphanie était scolarisée à l’école Lucien Pagé, comme… la majorité de ses cousins!
Le marché Jean-Talon est aussi emblématique pour la famille. La tante de Mme Girard y livrait déjà des produits, tandis que ses enfants se souviennent y avoir fait de mauvais coups et ses petits-enfants y avoir travaillé.
Le Salon Miss Villeray, ouvert depuis 1960, a marqué les différentes générations. Mme Girard n’y a mis les pieds qu’une seule fois pour aller «chercher une compagne», alors que le lieu était un centre d’intérêt pour Stéphane et ses copains.
«Quand ils étaient petits, ils se collaient aux vitraux pour savoir si la serveuse était topless. Tous les gars du quartier se tenaient là», raconte sa sœur aînée, Jocelyne.
Le parc Jarry est un autre lieu névralgique du quartier et de la famille. Enfant, Lucille Girard n’avait pas le droit de s’y rendre. Plus tard, Stéphane y pratiquera «tous les sports».
«Presque à chaque porte, on sait qui reste là.» - Lucille Girard, résidente de Villeray depuis 1930
La création de la Maison des grands-parents, dont Mme Girard est à l’origine, reflète l’engagement de la famille dans le quartier. Laver les murs, changer les tapis, déménager les meubles… «Mes enfants ont tout fait», relate-t-elle.
Avec la création de l’association, la porte est ouverte à l’avenir de nouvelles générations villeroises.
Villeray en trois questions
Les Girard sont unanime, il fait bon vivre ici! Trois générations, trois regards sur le quartier. Ils se sont livrés à notre mini-questionnaire «Si Villeray était…»
Un mot
- Mme Girard: «rassurant»
- Stéphane: «fierté»
- Stéphanie: «vivant»
Une couleur -
À l’unanimité: «vert»
Un slogan
- Mme Girard: «L’essayer, c’est l’adopter.»
- Stéphane: «Simple, mais heureux!»
- Stéphanie: «Mon quartier est vert. Il fait bon vivre à Villeray.»

Haaaa, le dix cent comme ont dit par chez nous. Apres l'avoir quitté pour quelques années, je suis revenu m'y installer avec ma copine.Maintenant trois ans que nous sommes là. Un quartier agréable et facile a vivre, meme pour une fille de la campagne... Chaque ruelle, chaque coin de rue me rapelle un souvenir. Nous y avons meme fondée notre famille, notre fils est né dans le meme logement que j'ai habité quelques années en arriere. Bref, le temps à beau tout faire changer, mais ici c'est chez nous. À bientot