Le Manoir en colère!



Photo Rob Amyot

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Publié le 18 Août 2011
Publié le 18 Août 2011
 

Benoît Philie

Sujets :
Brasserie Le Manoir , Groupe de manifestants , RiCités Nouvelles , Le Manoir , Pointe-Claire , Boulevard Hymus

Le propriétaire de la Brasserie Le Manoir, Peter Sergakis, ainsi qu'une soixantaine d'employés et clients du populaire resto-bar ont manifesté devant l'Hôtel de ville de Pointe-Claire, lundi soir dernier, pour réclamer le droit d'agrandir l'établissement. Ils ont poursuivi la contestation dans la salle du conseil de ville, où M. Sergakis a déposé une pétition de 4000 noms en faveur de son projet.  

Depuis 2009, le restaurateur tente d'obtenir les permis légaux pour rénover la bâtisse située au coin des boulevards Saint-Jean et Hymus. Il souhaite agrandir les cuisines et construire une nouvelle aire familiale annexée à la brasserie, puisque cette dernière est toujours interdite aux mineurs. Or, le nouveau plan d'urbanisme dévoilé par la ville de Pointe-Claire, en juin dernier, prévoit maintenant un usage résidentiel pour la portion de terrain occupée par le bar, au sud du boulevard Hymus. Pour l'instant, un droit acquis permet à l'homme d'affaires de poursuivre l'exploitation de son restaurant, mais le conseil est unanime : pas question de revoir le plan d'urbanisme pour accommoder les ambitions de M. Sergakis.

Pour le propriétaire, le Manoir ne peut toutefois pas continuer d'exister dans les conditions actuelles. «Les installations datent de 40 ans. La cuisine est trop petite et nous n'arrivons plus à bien servir nos clients. J'ai même fait construire illégalement deux congélateurs dans le stationnement du bar pour conserver la nourriture», a-t-il expliqué au maire lors de la période de questions.

Malgré tout, le maire Bill McMurchie a rappelé à M. Sergakis que le conseil avait déjà rejeté sa demande de permis à deux reprises et qu'il s'agissait maintenant d'un troisième refus. «Le conseil a conclu à l'unanimité qu'il serait préférable d'utiliser le terrain du Manoir pour un développement résidentiel massif».

En colère, M. Sergakis a quitté le conseil sous les applaudissements de son groupe de manifestants, forçant M. McMurchie à rappeler la foule à l'ordre à deux reprises. Le propriétaire réclame maintenant des excuses de la part du maire pour avoir interdit les applaudissements, qualifiant ce geste d'antidémocratique. «Nous allons assister à toutes les séances du conseil, pendant deux ans s'il le faut. Le Manoir est une institution à Pointe-Claire et si la ville ne me donne pas de permis pour l'agrandir, je vais le fermer», a-t-il déclaré en quittant l'Hôtel de ville.

Suite au conseil, le maire a confié au journal <@Ri>Cités Nouvelles<@$p> qu'il serait toujours enclin à discuter avec l'homme d'affaires lors des périodes de questions, mais qu'il y avait des règles à respecter. «M. Sergakis doit comprendre que le conseil ne donne pas d'approbation automatique. Il doit soumettre une requête à la ville, ce qu'il a déjà fait dans le passé sans succès. Manifester au conseil de ville n'est pas la solution».

Une habituée de la brasserie présente à la manifestation s'est dite très déçue par la décision de la ville. «C'est bizarre de vouloir construire des habitations au coin de Hymus et St-Jean», explique-t-elle. «Il y a sûrement d'autres raisons qui poussent la ville à refuser».

Le projet de M. Sergakis ne convainc toutefois pas tout le monde. Un résident de Pointe-Claire, rencontré à l'écart des manifestants, s'est dit plutôt sceptique et doute qu'il soit nécessaire d'agrandir la brasserie. «Le Manoir est une institution et c'est pourquoi on ne devrait pas y toucher. Ça fait 32 ans que je suis client et j'aime la place comme elle est», explique l'homme, qui préfère taire son nom.

Propriétaire de plus d'une vingtaine de resto-bars au Québec, M. Sergakis a connu d'autres épisodes du genre au cours des dernières années. En 2010, il a coupé l'herbe sous le pied à un groupe de citoyens opposés à l'éventuelle construction d'un «méga-bar» à l'angle des rues Sainte-Catherine et du Fort, à Montréal. L'homme d'affaires a présenté une pétition de 1800 noms pour annuler la tenue d'un référendum populaire proposant l'interdiction de son projet.

Voir l'article sur le journal Cités Nouvelles

Commentaires

  • Nom de l\'usager
    andre lafond
    - 26 Août 2011 à 11:46:41

    moi j etais a cette soiree,puis jamais il a demander a son public d aplaudir,il a meme essayer de les calmer,puis vous aurier du voir le maire perdre la tete sa faisait pitier a voire...puis en passent l egalite des sexes...8 hommes dont 7 ne pouvaient dire 1 mot,pointe-claire=annee 50.

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