La vraie récolte, les organisateurs l'avaient pourtant déjà faite en réussissant à conscientiser des élèves à l'importance du jardinage en milieu urbain. Pour ce faire, Alexandre Désy, coordonnateur au Conseil régional de l'environnement de Lanaudière, a dû faire les bons liens avec les bonnes personnes. La réponse n'a pas tardé.
Collaboration
«Mes étudiants vont avoir à diriger des équipes dans leur vie professionnelle, alors ce projet s'intégrait parfaitement à leur formation», raconte Gisèle Deschamps, enseignante en horticulture au Cégep de Joliette. Trois de ses étudiantes ont fourni leur expertise en ce qui a trait à la plantation, la fertilisation et la construction des talus de culture. «On était là pour apprendre la technique aux jeunes, mais c'est eux qui ont tout fait le travail manuel», dit l'une des étudiantes en horticulture, Sophie Barbeau.
De son côté, l'enseignant Bruno Duval a été très emballé par le projet, tout autant que ses élèves. «Le projet s'intègre dans un stage en implication communautaire», dit M. Duval, satisfait de la participation de ses élèves.
«Ça leur a permis de s'initier au travail d'équipe et de découvrir de nouveaux champs de possibilités», dit-il. D'ailleurs, certains ont fait part de leur intention de poursuivre dans cette voie.
C'est Hélène Riberdy, bénévole au Crédil, qui a assuré l'entretien du jardin durant l'été.
Terrain vague
Le terrain derrière la polyvalente se prête parfaitement à un jardin communautaire éducatif. Il est clôturé, en plein soleil et à deux pas de l'école de cuisine. «Éventuellement, ça serait intéressant de faire le pont entre la culture et la cuisine», dit M. Duval. On entretient de grands espoirs pour cet espace, dont un agrandissement du jardin ainsi que l'aménagement d'un air de repos en milieu naturel.
«L'important, dit Mme Deschamps, c'est la collaboration qui se dégage de tout ça. Ce terrain est en train de devenir un exemple d'aménagement urbain durable, pas uniquement dans la culture mais aussi par les liens communautaires qui s'y créent».
Les organisateurs notent par ailleurs que la division des sexes a été très marquée durant tout le projet, les filles préférant la culture et les garçons la construction des boîtes ou l'égalisation du terrain. Pour M. Duval, «c'est très important pour les garçons» d'apprendre dans un contexte qui les stimule. Maintenant que la culture est faite, «on les aura bien par la gourmandise», lance M. Désy.
M. Désy compte reconduire le projet cette année, dans le cadre des Jeunes engagés envers le climat. Cette année, le jardin a permis d'impliquer une dizaine d'élèves ainsi que quelques jeunes réfugiées népalaises en francisation.
