La publication du plan d’implantation de la future école, au parc de la Fontaine, démontre clairement que l’espace occupé représente une très faible partie du parc. À l’arrondissement, on a déterminé que la bâtisse et la cour de récréation occuperont moins de 10% de la superficie du parc.
Il se trouvera sûrement des gens pour affirmer que ce calcul est imprécis ou que l’on ne peut être assuré que les illustrations sont bien à l’échelle. Il reste que ce document s’appuie sur une photo aérienne et que personne ne peut en contester l’authenticité. On m’accusera sans doute (encore) d’être naïf et de croire ce que l’on me dit, à l’arrondissement, mais jusqu’à preuve du contraire, je n’ai aucune raison de mettre en doute ces affirmations.
C’est la même conclusion à laquelle j’arrive, pour le rapport sur les 24 sites potentiels. Parmi les gens qui s’opposent au site du parc de la Fontaine, il y a des personnes qui soutiennent que les analyses ne sont pas complètes et qu’elles ne représentent pas la réalité. Ces opposants ne m’ont toujours pas expliqué pourquoi l’arrondissement voudrait écarter d’autres sites qui répondraient vraiment aux besoins de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB). Je me poserais davantage de questions, si les fonctionnaires de l’arrondissement avaient désigné un site privé au détriment d’un site public. On pourrait alors supposer que l’on veut favoriser un homme d’affaires ou un promoteur en lui permettant de vendre un terrain qu’il n’est pas prêt à développer. De toute évidence, ce n’est pas le cas, puisque le parc de la Fontaine appartient à l’arrondissement.
J’aimerais bien qu’on m’explique aussi pourquoi les élus de l’arrondissement prendraient plaisir à s’aliéner l’appui d’une importante partie de la population en défendant un site qui n’est pas approprié. Quelle pourrait être leur motivation à vouloir sacrifier une partie d’un parc? À qui cela profiterait-il? Il leur serait certainement plus facile de jeter la serviette et de laisser la CSMB se débrouiller avec « son » dossier de nouvelle école.
On en revient donc à une question de crédibilité. Peut-on se fier aux représentants de la population dûment élus? Faudrait-il mettre en doute la compétence des urbanistes et directeurs de services de l’arrondissement? La troisième option est d’ajouter foi, sans preuves, aux affirmations véhiculées par les adversaires de ce projet.
Pour moi, le choix est clair.
Voir l'article sur le journal Le Magazine de L'île des Soeurs
