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Les sirènes en vraie vie envahissent cette ville de l’Ontario lors d’un festival thématique carnaval

Si vous avez déjà rêvé d’échanger l’hiver de l’Ontario contre un carnaval sous-marin, sachez que de véritables sirènes feront leur apparition dans cette ville pour concrétiser cette fantasme.

Pour la cinquième année consécutive, l’Aquatarium de Brockville organise l’événement « Sirènes — Rencontres Enchanteresses », qui aura lieu du 14 au 22 mars.

Ce qui vous attend lors du festival des Sirènes de mars à Brockville en 2026

Durant sept jours, les visiteurs pourront vivre une série d’aventures marines mystérieuses en compagnie de « vraies » sirènes, venues de l’ensemble du Canada pour participer à cet événement, tout en attirant un public varié qui contribue à faire revenir le tourisme dans la ville de Brockville durant la saison morte.

Selon Thomas Harder, le directeur général de l’Aquatarium, l’initiative « Sirènes en mars » est née d’une idée audacieuse et pleine d’espoir à une époque où les gens avaient besoin de quelque chose de joyeux à attendre avec impatience. Après la pandémie de COVID-19, les familles étaient déconnectées, l’hiver semblait plus lourd que d’habitude, et les espaces publics avaient du mal à retrouver vie. Notre objectif était de créer un événement capable de rassembler à nouveau les gens, de faire bouger les familles, et d’animer l’Aquatarium durant une période de l’année où cela ne se produisait pas encore. »

Une identité visuelle forte, un thème de carnaval omniprésent

Chaque année, « Sirènes en mars » se dote d’une identité visuelle précise. Pour cette édition, l’Aquatarium a choisi de mettre en avant le thème du « carnaval », en métamorphosant volontairement ses espaces afin que chacun contribue à une ambiance cohérente, avec une palette de couleurs et une atmosphère singulières.

Deux pavillons seront décorés pour rappeler l’ambiance de carnaval, avec des tentes rouge et blanche, une décoration vive, et des visuels ludiques évoquant un carnaval traditionnel transporté à l’intérieur pour affronter l’hiver. Durant la journée, les activités proposées incluent du maquillage, des balades à dos d’unicornes, ainsi que des spectacles en direct avec des jongleurs et des artistes de rue, intégrés directement dans l’expérience des sirènes.

Lancement officiel et soirée de gala

Le festival débute le 13 mars à 18 heures avec la soirée de gala dédiée aux sirènes, baptisée « La Soirée de la Sirène ». Ornée de décorations festives inspirées du carnaval et rendant hommage à l’univers des sirènes, cette soirée verra l’Aquatarium se transformer en un espace de célébration, avec des tables de jeu de casino, de la musique en live, et des apparitions exceptionnelles de sirènes tout au long de la nuit. Le prix du billet pour la « Soirée de la Sirène » s’élève à 180 dollars par personne, et tous les bénéfices seront reversés à l’entretien de l’Aquatarium et de ses animaux.

Le tarif d’entrée général pour « Sirènes en mars » est de 26,50 $ pour les enfants et de 31,50 $ pour les adultes.

Des billets VIP sont également disponibles, coûtant 110 $ par personne hors taxes, incluant l’entrée générale ainsi qu’un accès à des expériences exclusives avec les sirènes et les loutres. Ces billets VIP comprennent aussi un cordon, un badge spécial, et un marqueur Sharpie. L’accès au reste de l’Aquatarium, notamment aux expositions d’animaux traditionnels, est aussi garanti. Les visiteurs peuvent admirer les sirènes dans deux aquariums, mais aussi les rencontrer dans deux pavillons terrestres.

Harder précise : « Dans le pavillon des bateaux, les visiteurs peuvent voir des sirènes assises près du rivage, partiellement immergées, ce qui crée intentionnellement une frontière floue entre la terre et l’eau. »

Une expérience exclusive réservée aux clients des hôtels Holiday Inn Express et Comfort Inn de Brockville propose un petit-déjeuner spécial sirène chaque matin de 7 à 8 heures, gratuitement. Par ailleurs, les hôtels offrent également la possibilité de nager avec les sirènes grâce à une série d’activités aquatiques quotidiennes, du 14 au 22 mars, pour un coût de 35 dollars.

Le soutien de l’Aquatarium pour la protection animale et l’éducation

En tant qu’organisme caritatif, l’Aquatarium dépend fortement de ses bénévoles et de ses donateurs pour assurer son fonctionnement.

Thomas Harder explique : « L’Aquatarium est un organisme reconnu d’intérêt général, il agit comme un zoo agréé et constitue une ressource éducative accessible toute l’année. Maintenir ces responsabilités demande des investissements importants et constants. Cet événement nous aide à couvrir les coûts liés au fonctionnement de cette structure complexe, comprenant la prise en charge des animaux, un personnel spécialisé, des programmes éducatifs, et des espaces publics sûrs et attractifs. »

« Cela nous permet de continuer à proposer des activités hivernales qui répondent aux besoins des familles cherchant des lieux chaleureux et accessibles, quand le tourisme ralentit habituellement. »

Tous les fonds récoltés lors de « Sirènes en mars » sont réinvestis dans l’Aquatarium.

Harder précise : « Ces ressources financent des camps d’été pour enfants, des programmes scolaires, et des activités hivernales, afin que l’Aquatarium reste un lieu fiable et attrayant toute l’année. »

Ce soutien contribue également à la biodiversité locale, tout en permettant à la communauté de se connecter et de s’amuser en compagnie des sirènes.

« Ces fonds soutiennent aussi nos efforts pour faire connaître le fleuve Saint-Laurent, qui est l’un des systèmes d’eau douce les plus importants au monde, abritant une incroyable diversité d’espèces », ajoute Harder.

« Au fond, notre mission est d’assurer une gestion responsable. En impliquant enfants et familles dans des expériences riches de sens et de souvenirs, l’Aquatarium contribue à former la prochaine génération de gardiens de l’environnement, conscients de l’importance de cette région et de leur rôle dans sa protection. »

Laurence Gauthier

Laurence Gauthier

Je m'appelle Laurence Gauthier, rédactrice au sein de Montréal Express. Curieuse du monde qui m'entoure, j’écris sur les enjeux sociaux, l’environnement et la vie citoyenne au Canada. Mon objectif : offrir une information accessible, engagée et ancrée dans le réel.