Immobilier

Comment réduire le stress lié aux discussions sur les tarifs et simplifier la gestion des coûts

Il est maintenant début février, et cela fait près d’un mois que le marché immobilier est en pleine effervescence. Le mois dernier, entre Oshawa et Clarington, 308 maisons ont été vendues. À cela s’ajoute, au cours de la dernière semaine, 60 transactions conditionnelles, ce qui porte le total à 368 vendeurs satisfaits, souriants devant leur panneau « Vendu » planté dans la pelouse de leur maison. Et puis, il y a eu les droits de douane.

Les droits de douane ont été évoqués pour la première fois en 2016, mais c’est surtout lors de la dernière campagne présidentielle qu’ils ont attiré l’attention, ouvrant la voie à leur entrée en vigueur ce mois-ci. Comme beaucoup, j’ai vu et entendu des personnes (que ce soit en ligne ou en face à face) exprimer leur crainte d’un grand ralentissement dans l’économie canadienne.

Personnellement, je pense qu’il est temps de prendre du recul et d’examiner ce qui s’est produit historiquement dans le domaine immobilier lorsqu’il y a eu des bouleversements dans l’économie mondiale. Reprenons par exemple l’année 2010 aux États-Unis.

Voici une citation de Ben Bernanke, alors président de la Réserve fédérale, datant de 2010 : « Nous sommes dans une situation où le marché immobilier n’a pas encore retrouvé de sa vigueur, et il faudra plusieurs années pour que cela se produise. » En 2010, le marché immobilier américain connaissait une forte contraction, avec de nombreuses ventes liées à des saisies immobilières. La situation était plutôt sombre.

J’ai eu l’opportunité d’examiner un rapport réalisé par les agents immobiliers principaux de Phoenix pour cette même année, et j’ai remarqué quelque chose d’incroyable. L’agent le plus performant de la ville a vendu 772 biens immobiliers. Ce n’est pas une erreur — j’ai bien dit 772 ! Si j’avais pu interviewer cet agent, il m’aurait probablement donné ce conseil précieux à ce moment-là :

  1. Regardez le côté positif. Même quand tout semble aller mal, il y a toujours des points positifs ; si vous savez les repérer, vous verrez du soleil plutôt que de l’obscurité.
  2. Choisissez judicieusement vos sources d’information. Que ce soit en naviguant sur Internet ou en écoutant la conversation autour de la fontaine à café au bureau, il est facile de se laisser entraîner par des discussions où l’on imagine le pire. Décidez à l’avance d’où vous puiserez vos informations et privilégiez des sources fiables, basées sur des faits (www.durhamregion.com).
  3. Si vous possédez une maison avec un prêt hypothécaire à taux fixe, comprenez que les prix fluctuent. À moins que vous ayez besoin de vendre, le marché peut connaître une baisse, mais il se redresse toujours. (En 2010, le prix moyen d’une maison à Toronto était de 431 000 $, contre plus de 1 061 000 $ aujourd’hui.)
  4. Appliquez la même philosophie à vos investissements et à vos REER. À moins d’avoir besoin de retirer de l’argent rapidement, à long terme, les investissements non enregistrés comme les régularisés finissent toujours par monter. (En 2010, le Dow Jones était à 11 600 points, il est actuellement à 44 500.)

Je pense que lorsque le monde semble dérailler (comme cela peut paraître particulièrement au Canada en ce moment), la meilleure stratégie consiste à se projeter sur le long terme et à être concentré sur l’avenir. Est-ce que j’ai suffisamment d’économies pour traverser ces périodes agitées ? Mon emploi est-il stable ? Est-ce que je peux continuer à payer le soccer de mon enfant ou commander une pizza le vendredi soir ? Comprendre que, à court terme, les choses peuvent être un peu mouvementées, mais qu’à long terme tout finira par s’arranger, est la meilleure façon d’éviter cette nervosité que procure la constante actualisation de Facebook ou Instagram.

Un conseil avisé que j’ai reçu au début de ma carrière dans l’immobilier, il y a quarente ans, était le suivant :

« Concentrez-vous sur ce que vous pouvez contrôler. »

Aujourd’hui, nous vivons une période quelque peu incertaine. Personnellement, la meilleure façon de naviguer dans ce contexte est de m’assurer que mes factures seront toujours payées, que je continuerai à réussir dans ma carrière, et que ma famille sera pourvue. Tout ce qui me reste d’énergie sera dirigé vers une attitude positive dans ma communauté et auprès de mes amis.

Je fais confiance au principe du long terme, c’est celui en lequel je crois profondément.

Laurence Gauthier

Laurence Gauthier

Je m'appelle Laurence Gauthier, rédactrice au sein de Montréal Express. Curieuse du monde qui m'entoure, j’écris sur les enjeux sociaux, l’environnement et la vie citoyenne au Canada. Mon objectif : offrir une information accessible, engagée et ancrée dans le réel.