Ils s’appellent Émilie et Marc, la trentaine, autrefois installés dans un appartement du Plateau-Mont-Royal à Montréal. Fatigués du bruit, du stress et des loyers exorbitants, ils ont décidé de tout plaquer pour vivre dans une cabane en bois isolée au cœur des Laurentides.
Leur choix radical, raconté sur les réseaux sociaux, intrigue autant qu’il fascine : comment passe-t-on d’une vie urbaine connectée à une existence en quasi-autonomie, entourés de forêts et d’animaux sauvages ?
« Nous n’en pouvions plus de la course permanente.
Dans notre cabane, nous avons retrouvé du temps, du silence et une vraie liberté », explique Marc.
Pourquoi ils ont quitté la ville
Montréal offre mille opportunités, mais le couple confie avoir atteint un point de saturation :
- Le coût du logement : plus de 1 600 $ par mois pour un simple 4 ½.
- Le rythme de vie : embouteillages, bruit constant et pression professionnelle.
- Le besoin de nature : passer plus de temps dehors, respirer l’air pur.
- Un projet de simplicité volontaire : réduire les dépenses et la consommation.
- La quête d’autonomie : produire une partie de leur nourriture, chauffer au bois, limiter les factures.
Émilie raconte :
« On avait l’impression de travailler uniquement pour payer le loyer et les factures.
Ici, chaque journée est un projet, on vit pour nous-mêmes. »
À quoi ressemble leur quotidien dans la cabane
La transition n’a pas été simple : il a fallu apprendre à gérer le chauffage au bois, l’approvisionnement en eau et les contraintes de l’isolement en hiver. Mais après quelques mois, ils affirment avoir trouvé un rythme apaisant.
Leur cabane de 45 m², construite en rondins, fonctionne avec un poêle à bois et quelques panneaux solaires. Les journées s’organisent autour de l’entretien, du jardin potager, de la lecture et du télétravail partiel grâce à une connexion satellite.
Montréal vs cabane en bois : deux mondes différents
| Aspect | Montréal (vie urbaine) | Cabane en bois (Laurentides) |
|---|---|---|
| Logement | Appartement 4 ½, loyer élevé | Petite cabane en rondins, sans hypothèque |
| Bruit | Circulation, voisins, chantiers | Silence, chants d’oiseaux, vent dans les arbres |
| Mode de chauffage | Électricité / gaz | Bois coupé et stocké |
| Accès aux services | Magasins, restos, hôpitaux à proximité | Distance : 40 minutes de la première ville |
| Vie sociale | Sorties, cafés, amis disponibles | Rencontres limitées, plus d’intimité |
| Budget mensuel | ~3 000 $ (logement, transport, sorties) | ~1 200 $ (bois, nourriture, internet satellite) |
Le contraste est saisissant : la cabane implique des efforts physiques et moins de confort immédiat, mais elle permet aussi des économies considérables et une qualité de vie jugée supérieure par le couple.
Les réactions autour d’eux
Amis et famille ont d’abord réagi avec surprise, parfois même scepticisme. Mais beaucoup sont venus leur rendre visite et sont repartis impressionnés.
Les vidéos publiées par Émilie et Marc montrent leur quotidien sans artifices : fendre du bois sous la neige, cuisiner au feu de bois, ou encore se réveiller avec une vue imprenable sur un lac gelé.
Leur aventure inspire d’autres jeunes citadins lassés du rythme urbain et du coût de la vie. Sur Instagram, plusieurs abonnés leur ont écrit : « Vous réalisez le rêve secret de beaucoup de monde. »





