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WestJet commence à stationner ses avions à l’approche de la date limite de la grève, conseille aux passagers de vérifier les vols annulés

WestJet a commencé à suspendre certaines de ses liaisons aériennes dès vendredi dans le but d’éviter que des passagers ne se retrouvent bloqués, alors que la date limite pour une éventuelle grève des agents de bord approche à grands pas.

« À l’heure actuelle, les négociations n’ont pas encore abouti à un accord et, face à l’imminence d’une perturbation du service, WestJet doit entamer le processus difficile de mettre en sommeil certains de ses appareils 737 », a indiqué la compagnie aérienne dans un communiqué publié vendredi après-midi. Elle a ajouté : « Nous poursuivons nos discussions à la table des négociations dans l’espoir d’aboutir à un accord qui satisfera les deux parties dans les plus brefs délais. »

Les voyageurs de WestJet craignent que leurs plans ne soient perturbés à l’approche de la date limite de grève. Si la compagnie et les agents de bord ne parviennent pas à un accord d’ici dimanche matin, une grève pourrait entraîner l’annulation de centaines de vols durant le long week-end. (31 juillet 2026)


Plus tôt dans la journée, le Syndicat canadien de la fonction publique (CUPE), représentant 4 400 agents de bord de WestJet, a indiqué qu’il œuvrait activement pour éviter une perturbation du service après avoir donné à la compagnie aérienne un avis de grève de 72 heures jeudi dernier.

« Nous avons progressé, et les questions restantes doivent être réglées lors des négociations. Nous espérons toujours pouvoir éviter une grève et rester engagés à y parvenir par le dialogue », a déclaré Alia Hussain, présidente de CUPE 8125.


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WestJet pourrait commencer à annuler des vols suite à l’avis de grève des agents de bord, selon un expert

Le syndicat représentant 4 400 agents de bord de WestJet a donné à la compagnie un avis officiel de 72 heures pour un éventuel mouvement de grève prévu dimanche.

Les deux parties, WestJet et le syndicat CUPE, ont signalé qu’elles travaillent activement à la conclusion d’un accord. Cependant, si aucun compromis n’est trouvé, des milliers de passagers pourraient voir leurs projets de voyage suspendus ou modifiés lors du long week-end d’août.

Suite aux menaces de grève du syndicat jeudi dernier, WestJet a également notifié à ses employés un avis de lock-out de 72 heures, précisant qu’une cessation de travail pourrait intervenir dès 2h01, heure de l’Est, dimanche matin. À ce jour, la compagnie a indiqué que les vols en partage de code, opérés par ses partenaires, ainsi que ceux effectués avec des appareils Q400, restent pour l’instant inchangés. Elle recommande vivement à ses passagers de vérifier le statut de leur vol avant de se rendre à l’aéroport.

Julie Coombe, éducatrice en petite enfance de 51 ans, prévoit de revenir au Canada d’Angleterre le 4 août. Elle confie que la menace de grève a « ajouté une couche supplémentaire d’incertitude à une période déjà parmi les plus difficiles de ma vie ». Elle a voyagé en Angleterre en mai dernier pour prendre soin de son père, qui est décédé plus tôt ce mois-ci.

« Ce qui m’inquiète le plus, ce n’est pas de manquer des vacances, mais de rentrer chez moi auprès de mon mari et de mes filles, puis de reprendre le travail après plusieurs mois d’absence », explique-t-elle.

Coombe, qui a payé 2 200 dollars pour son vol de retour, espère que les agents de bord et la compagnie parviendront à un accord rapidement.

« Étant partie beaucoup plus longtemps que prévu, de nouveaux retards pourraient devenir une source de stress aussi bien financier qu’émotionnel. »

Rafael Gomez, professeur associé en relations du travail à l’Université de Toronto, souligne qu’une lock-out ou une grève représenteraient une situation dite « perdue-perdue » pour les deux parties.

« C’est une période où les coûts conjoints de la grève sont très élevés, » explique-t-il. « Pour WestJet, c’est la haute saison de voyage, et pour les agents de bord, ils perdent leur salaire. »

La menace d’une grève chez WestJet intervient après d’autres conflits sociaux dans le secteur aérien, qui ont conduit à des annulations ces dernières années, notamment lors d’une grève d’Air Canada à l’été 2025.

Gomez estime que les négociations pourraient durer jusqu’au dernier instant.

« C’est la dernière négociation post-COVID, après la hausse de l’inflation, et je pense que ces agents de bord ont probablement accumulé beaucoup de revendications non satisfaites, » affirme-t-il.

« Il faut probablement beaucoup pour faire évoluer un accord collectif qui doit rattraper un retard important. »

Les agents de bord de WestJet souhaitent obtenir certains des mêmes avantages que ceux que les agents d’Air Canada ont obtenus l’année dernière, notamment la rémunération pour le temps qu’ils consacrent à travailler au sol.

Le syndicat affirme que les agents travaillent jusqu’à 35 heures supplémentaires non rémunérées par mois, une revendication que la compagnie conteste.

Avec les contributions de Josh Rubin, Xavier Mesquita, Sadeen Mohsen et Patty Winsa

Laurence Gauthier

Laurence Gauthier

Je m'appelle Laurence Gauthier, rédactrice au sein de Montréal Express. Curieuse du monde qui m'entoure, j’écris sur les enjeux sociaux, l’environnement et la vie citoyenne au Canada. Mon objectif : offrir une information accessible, engagée et ancrée dans le réel.