Heidi Wilson, dresseuse de chiens, et son épagneul russe River parcourent la province à la recherche de punaises de lit.
Ce duo travaille pour une société nationale spécialisée dans la lutte contre les nuisibles. Heidi Wilson exerce cette activité depuis 15 ans, et River, son compagnon canin, depuis sept ans. Leur mission consiste à détecter la présence de ces insectes pour apporter tranquillité d’esprit à leurs clients.
Selon Wilson, une certaine stigmatisation erronée est associée aux punaises de lit.
« Je constate le stress que cela engendre chez les gens à cause de cette stigmatisation sociale… ce qui est absurde, ce n’est qu’un insecte. On l’associe à la saleté, mais cela n’a aucun fondement », explique-t-elle, en précisant qu’on retrouve des punaises dans des hôpitaux ou des hôtels 5 étoiles. « En réalité, cela signifie simplement qu’une de ces petites bêtes a sauté dans une valise ou sur un vêtement, puis a trouvé refuge chez vous et a commencé à y établir sa famille. »
Ce qui est certain, c’est que ces nuisibles montrent une grande résilience : ils peuvent survivre jusqu’à un an sans se nourrir. Old Island Pest Control, une firme intervenant à Victoria et dans la région de Campbell River, décrit ces petits insectes de quatre à cinq millimètres, de couleur brun rougeâtre, avec un abdomen plus foncé lorsqu’ils se nourrissent de sang. Au cours de leur vie, les femelles peuvent pondre entre 200 et 500 œufs, par petits groupes de 10 à 50, étalés sur une période allant de six à 17 jours.
Et si ces punaises sont présentes, vivantes ou mortes, River saura les repérer.
Pour le moment, la période est particulièrement chargée pour Orkin, avec deux dresseurs issus de l’équipe basée à Burnaby.
« Beaucoup de personnes partent en vacances en ce moment et séjournent dans des hôtels, où ils peuvent être piqués par diverses espèces d’insectes… La plupart du temps, nous devons vider la pièce, mais il est crucial d’établir un rapport pour en informer les clients et les employés présents dans la chambre », explique Wilson.
Les hôtels, auberges de jeunesse et logements à faible seuil d’accès constituent la majorité des clients. Cependant, le duo intervient partout, des établissements de santé aux appartements, et parfois dans des lieux où River n’est pas autorisée à entrer. Récemment, ils ont effectué une intervention dans des résidences pour travailleurs, indispensables pour assurer le fonctionnement d’une scierie isolée.
« Il arrive aussi que nous soyons confrontés à des environnements particulièrement difficiles, comme des lieux où le désordre est extrême, au point que nous ne pouvons même pas entrer », raconte Wilson. « Je dois faire très attention lorsque j’amène le chien dans ce genre de situation. »
Dans de telles circonstances, elle examine elle-même l’endroit. Souvent, la preuve de la présence des punaises est visible à l’œil nu, ce qui permet au duo de commencer leur inspection des unités adjacentes.
« C’est très gratifiant. Mon objectif, lorsque je vais dans un endroit pour détecter la présence ou l’absence de punaises de lit, c’est que le client ou le propriétaire ressente une amélioration en quittant les lieux. Il faut qu’ils se sentent rassurés quand je pars », précise Wilson.
Le rôle essentiel des équipes canines dans la détection précoce
Les équipes de chiens d’assistance sont un outil précieux pour détecter rapidement la présence de punaises de lit, offrant des inspections efficaces, rapides et non invasives. Formés selon les mêmes principes que pour la détection d’explosifs ou de drogues, ces chiens sont entraînés à réagir face à l’odeur spécifique des punaises.
Le processus d’apprentissage implique de leur présenter des punaises vivantes conservées dans de petits tubes, afin de leur faire associer cette odeur à une réaction passive telle que s’asseoir. En récompense, ils reçoivent une friandise ou parfois un jouet, comme l’explique Wilson.
River privilégie souvent la nourriture comme récompense, mais il lui arrive aussi de préférer un jeu ou un objet.
Malgré leur emploi du temps chargé, avec des interventions six jours par semaine, le chien sait aussi profiter de moments de détente. La journée commence tôt ; vers 14 heures, River profite d’un peu de soleil dans le jardin pendant que Wilson finalise la paperasse ou répond à ses courriels.
Ils vivent ensemble à plein temps, et lorsque River prendra sa retraite, elle restera auprès de Wilson. Tous deux aiment faire du camping et de la randonnée durant leur temps libre, renforçant ainsi leur lien.
« Ce n’est pas un simple chien de service que je mets au placard une fois la mission terminée », confie la dresseuse. « Elle est mon chien pour la vie. »





Gastronomie
Journée du cône gratuit chez Dairy Queen en Ontario : comment obtenir une glace gratuite le 19 mars